Bruno Bernard, le 2 juillet 2020. Capture retransmission GrandLyon.com.

Grand Lyon : opposition éclatée et promesse de non-cumul malmenée au premier conseil de l’ère Bernard

Lutte contre la propagation du Covid-19 oblige, la séance d’installation du nouveau conseil métropolitain se tenait, ce jeudi 2 juillet, au centre des congrès de Lyon, à la Cité internationale, pour écarter (un peu) les 150 élus les uns des autres. Mediacités y était. Résumé en trois points.
1. Bruno Bernard dans un fauteuil
Seul. Quand Michèle Vullien, doyenne de l’assemblée et, à ce titre, éphémère présidente du conseil, demande qui souhaite se porter candidat à la tête du Grand Lyon, Bruno Bernard est le seul à lever la main. Bien entendu, le match était plié d’avance : avec 84 conseillers sur 150, l’écologiste dispose d’une confortable majorité. Mais ni David Kimelfeld ni François-Noël Buffet, les deux autres finalistes de l’élection, n’ont souhaité compter leurs forces. Trop risqué peut-être [lire le point 2]…

Sans surprise, Bruno Bernard fait le plein : 84 voix. Deux suffrages nostalgiques se portent sur David Kimelfeld. Les autres s’abstiennent. Une page se tourne. Le nouveau patron de la Métropole prend place à la tribune. Après un mot sur l’abstention et un tacle à ses anciens adversaires - « Défiant les pronostics, je n’aperçois aucun char fleuri à l’horizon du Grand Lyon » -, il égrène quelques priorités de la mandature : expérimenter un RSA jeune, développer son « Réseau express vélo » ou encore augmenter de 20% l’offre des bus.

Bruno Bernard fendille l’armure à la fin de son discours. Il salue sa mère, présente, et la mémoire de son père Roland, ancien parlementaire et maire d’Oullins qui siégea à la Courly, l’ancêtre de la Métropole. Puis, non sans une pointe d’émotion, il se lance dans « un hommage personnel et sincère » à Gérard Collomb : « C’est vous qui

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