Déclaration de candidature de Najat Vallaud-Belkacem. / © Capture d'écran "aura-alternative.fr".

Elections régionales : Najat Vallaud-Belkacem officialise, les tractations PS-EELV se poursuivent

Fin de l’insoutenable suspense (c’est ironique) : Najat Vallaud-Belkacem briguera la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes en juin prochain. L’ancienne ministre socialiste de François Hollande a officialisé ses intentions, cette fin de semaine, dans un entretien donné à plusieurs quotidiens régionaux, dont Le Progrès. Fin également des tractations entre le PS et EELV, enlisées depuis des semaines, pour tenter de faire cause commune, dès le premier tour, face au sortant Laurent Wauquiez (LR) ? Oui et non.

« Les efforts considérables de note côté n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritaient », cingle « NVB » dans son interview. La désormais candidate avait laissé entendre qu’elle aurait pu renoncer à la place de cheffe de file en échange d’une présence importante, voire majoritaire, des socialistes au sein d’un futur exécutif. Mais elle ne brûle pas tous ses vaisseaux : « Je poursuis la discussion avec [les Verts]. Si les choses se passent bien, ça aboutira avant le premier tour. »

Même son de cloche du côté des écologistes. « Nous savions que Najat Vallaud-Belkacem allait se déclarer mais cela n’empêchera pas les discussions de se poursuivre, confie la conseillère régionale Monique Cosson (EELV) à Mediacités. Pour l’instant, on n’a pas encore abouti, mais cela ne veut pas dire que c’est fichu, contrairement à ce que peuvent laisser croire les interprétations médiatiques. » « Les négociations ne sont pas du tout terminées, renchérit sa collègue Myriam Laïdouni-Denis (EELV). On va s’inscrire en complémentarité, que ce soit au premier ou au second tour. »

« Nous ne sommes pas dans la politique spectacle »

Pour l’heure, l’hypothèse d’un accord avant le premier tour, le 13 juin, semble toutefois compromis. Ce mardi 16 mars, Fabienne Grébert, la candidate investie par Europe-Écologie Les Verts, a répété qu’elle n’avait aucune intention de s'effacer derrière l’ex-ministre de l’Éducation. « Est-ce que la notoriété d'un candidat ou d'une candidate suffit à se ranger derrière lui ? Nous ne sommes pas dans la politique spectacle », s’est défendue l’écologiste.

Contrairement à la région Hauts-de-France où socialistes, écologistes, communistes et insoumis se sont rassemblés derrière un seul et même nom (celui de la députée européenne EELV Karima Delli), leurs homologues d’Auvergne-Rhône-Alpes devraient s’en remettre au premier tour pour départager Fabienne Grébert et Najat Vallaud-Belkacem.

« Les électeurs de gauche ont tous envie d’union, confiait à Mediacités, il y a quelques semaines, Jean-Jack Queyranne, ancien patron socialiste de la région Rhône-Alpes. Si on ne la réalise pas avant le premier tour, on se privera de dynamique pour espérer battre Wauquiez. » L’actuel président est le grand favori du scrutin. Et la déclaration de candidature de Najat Vallaud-Belkacem n’a fait que renforcer cette donne.


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