La communiste Cécile Cukierman, ralliée à l'écologiste Fabienne Grébert pour le second tour des régionales. Photo : NB/Mediacités.

Régionales : sur la liste de Fabienne Grébert, communistes et insoumis jouent aux chaises musicales

Comme un air de sauve-qui-peut… L’équipe de Fabienne Grébert, candidate aux élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, a diffusé hier la composition de sa liste de second tour, résultat de son alliance avec la socialiste Najat Vallaud-Belkacem et la communiste Cécile Cukierman [lire notre article : Face à Laurent Wauquiez, l’union tardive de la gauche]. Pour les troupes de cette dernière, la fusion a entraîné un grand jeu de chaises musicales : plusieurs cadres du PC et de La France insoumise se présenteront dimanche prochain dans un département différent de celui de dimanche dernier.

La conseillère régionale (LFI) Émilie Marche, ancienne tête de liste en Isère, se retrouve ainsi en 7e position (éligible) dans la Métropole de Lyon. Saut de puce également pour Karim Chkeri, figure syndicale (CGT) de l’hôpital de Valence qui passe de la Drôme à la Métropole de Lyon. Le communiste Farouk Ababsa fait lui le chemin inverse : ex-tête de liste dans la Métropole de Lyon pour Cécile Cukierman, il se retrouve en 5e position dans la Drôme où atterrit également l’insoumise Magali Romaggi, ex-tête liste en Haute-Savoie, ou encore Toufik El Hadraoui, en provenance d’Isère. Enfin, candidat lui aussi dans le département de Grenoble au premier tour, le cégétiste Éric Hours s’assure une place éligible en Ardèche.

Du Cantal à la Haute-Savoie

Comment justifier ces transhumances ? « Cette liste, c’est le fruit d’une négociation nocturne », évacue Raphaël Aulas, chargé de la presse au sein de l’équipe de Cécile Cukierman. Les changements de département doivent surtout permettre d’assurer l’élection de certains. La tactique n'est pas propre à la région : en Île-de-France, les candidats de La France insoumise s'y sont également adonnés sur les listes de Julien Bayou (EELV), comme le rapporte La Lettre A. « C’est le résultat d’équilibres subtils pour préserver des élus et des représentations politiques, reprend, passablement agacé, le collaborateur de l'ancienne cheffe de file communiste en Auvergne-Rhône-Alpes. Chez nos partenaires aussi, d’autres têtes de liste ont changé de département. »

Oui et non. Aucune tête d’affiche socialiste n’a changé de département. Contrairement aux écologistes Florence Cerbaï, candidate au premier tour en Ardèche, passée dans l’Ain, et Natacha Muracciole, qui traverse la région de part en part en quittant le Cantal pour la Haute-Savoie. À noter, toujours chez les verts, le transfert d’Albane Colin (de l’Ain à l’Ardèche), de David Buisson (de la Drôme à l’Isère) et d’Alexandra Cusey (de la Savoie à la Haute-Savoie). Pas sûr que les électeurs - enfin, ceux qui votent - s’y retrouvent…

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