Le président du Grand Lyon Bruno Bernard (EELV) et le maire de Lyon Grégory Doucet (EELV) en 2020. Photo : NB/Mediacités.

Engagements de Grégory Doucet, Bruno Bernard et Cédric Van Styvendael : le Pacte pour la transition remet son bilan d’étape

Un an, trois mois et trois semaines après le début de leurs mandats, où en sont Bruno Bernard, Grégory Doucet et Cédric Van Styvendael ? Ce jeudi 21 octobre, l’équipe du Pacte pour la transition dévoilera les résultats de ses évaluations des actions du président du Grand Lyon et des maires de Lyon et de Villeurbanne lors d’une réunion publique organisée en partenariat avec Mediacités.

Économie, mobilités, social, alimentation, démocratie : pendant la campagne électorale de 2020, le « Pacte », qui rassemble une soixantaine d’associations et d’ONG (d’Emmaüs aux Amis de la Terre, en passant par Démocratie ouverte, Utopia, Attac ou la Ligue des droits de l’Homme - voir la liste complète ici) avait soumis une liste de 32 engagements aux candidats aujourd’hui élus.

32 objectifs ou mesures parfois très concrètes auxquels les deux écologistes et le socialiste ont souscrit. Pêle-mêle : « Proposer une alimentation biologique et moins carnée » dans les cantines, « mettre en place une tarification incitative à la réduction et au tri des déchets », « limiter la place de la publicité dans l’espace public » ou encore « renforcer les dispositifs de participation et d’initiative citoyenne » [une partie de ces engagements sont recensés dans Radar, notre plateforme de suivi des promesses de Grégory Doucet et Bruno Bernard].

Vert, rouge, orange

A l’heure du bilan d’étape, de quelles notes hériteront les trois responsables politiques ? Pour chaque engagement et par élu, le Pacte pour la transition a appliqué une couleur : vert quand une décision a été votée ou prise, qu’elle est déjà en application ou qu’elle le sera au plus tard en 2022 ; orange quand il s’agit de projets chiffrés et définis ; rouge quand l'engagement ne fait l'objet que de déclarations d’intention sans programmation ni moyens précis alloués. Le verdict intervient après le suivi des conseils municipaux et métropolitains, et un échange contradictoire avec chacune des majorités.

Pour l’instant, l’équipe du Pacte préfère de ne pas trop en dire sur le détail des évaluations pour en réserver la primeur à la réunion publique de jeudi. Tout juste sait-on que si Grégory Doucet et Bruno Bernard engrangent des « verts » sur les engagements liés à la mobilité, dans le domaine du social et dans celui de l’alimentation, ils écopent de plusieurs cartons rouges sur le volet démocratie, malgré la création, par la ville de Lyon, d’un Comité consultatif de déontologie et de transparence des élus.

Un comble : en 2020, le Pacte, qui avait passé au crash-test les prétendants à la présidence du Grand Lyon, avait placé en tête le sortant David Kimelfeld (dissident LREM) sur toutes les thématiques sauf sur la transition démocratique. Dans ce domaine, l’examen des programmes par le collectif distinguait Bruno Bernard. « L’urgence écologique s’est imposée dans les esprits, l’urgence démocratique, pas encore », nuançait toutefois, à l’époque, Louis-Marie Blanchard, administrateur de l’association Les Citoyens pour le renouvellement de la démocratie (Les CRD).

Les évaluations qui seront révélées jeudi ne devraient en tout cas pas faire taire les opposants du président de la Métropole... Lors d'une commission permanente particulièrement houleuse ce lundi 18 octobre, ceux-ci l'ont de nouveau accusé de gouverner en « dictateur ».

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