Soupçons d’emplois fictifs : la « PME familiale » de Michel Mercier au tribunal

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Michel Mercier en 2009. Photo : Olivier Ezratty / CC Flickr

Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Par Mathieu Périsse

L’ancien président du département du Rhône, son épouse et l’une de ses filles sont jugés à partir de ce lundi 31 octobre pour « détournement de fonds publics » et « prise illégale d’intérêts ».

Plus que la carrière d’un élu, c’est toute une baronnie qui va être autopsiée à partir de ce lundi 31 octobre par le tribunal judiciaire de Paris. Michel Mercier, 75 ans, son épouse Joëlle et l’une de ses filles Delphine doivent répondre à des accusations de « détournement de fonds publics » et de « prise illégale d’intérêts » sur fond de soupçons d’emplois fictifs.

Ex-ministre de la Justice (2010-2012), ex-sénateur centriste, ex-député, ex-président du département du Rhône (de 1990 à 2013), ex-maire de Thizy-les-Bourgs… Au cours de sa – très longue – carrière politique, Michel Mercier a employé plusieurs membres de sa famille. Pour un travail dont les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) ont eu toutes les peines du monde à trouver des traces : aucun mail, documents ou agendas n’ont été retrouvés, selon Libération, qui a eu accès au dossier.  
Plus de 120 000 euros d'argent public
En tant que sénateur, Michel Mercier a employé pendant douze ans son épouse comme assistante parlementaire, pour « seconder son assistante locale », a-t-il expliqué aux enquêteurs. Il a également fait travailler sa fille de 2012 à 2014, alors que cette dernière habitait à Londres. L’élu est aussi accusé d’avoir embauché un troisième assistant parlementaire « fantôme », Hubert Devillers.

Au département du Rhône, le fief familial, Joëlle Mercier organisait de nombreuses . . .

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