La liste "Nantes en commun.e.s" menée par Margot Medkour aux élections municipales. / Photo : Antony Torzec

Revenu médian, taux de pauvreté… Quand “Nantes en commun.e.s” met en avant le niveau de vie de ses candidats

La tête de liste “Nantes en Commun.e.s”, Margot Medkour a présenté hier midi ses 68 colistiers. Entre transparence et communication, la « liste citoyenne » cherche – chiffres à l’appui – à se montrer proche des classes populaires.

Cocotte-minute sur le feu, murs recouverts de post-it, canapé et mobilier de récupération… Rien à dire : le local de campagne de “Nantes en Commun.e.” ne ressemble pas à ceux de ses concurrents à l’élection municipale. Pas plus d’ailleurs que la liste présentée par la candidate Margot Medkour ou que la communication du mouvement.

A un mois du premier tour de l’élection municipale, “Nantes en commun.e.s” tenait hier à bien marquer sa différence avec les listes concurrentes. Et si l’on eût bien droit à l’énumération des noms et qualités des 69 colistiers, le mouvement citoyen (soutenu par la France Insoumise) innovait en dévoilant également le niveau de vie de ses candidats. Du jamais vu dans une campagne municipale nantaise. Sur le document remis à la presse, on découvrait ainsi, en gros caractères, cinq chiffres : 1550 euros, soit le revenu moyen des candidats ; 1400 euros, leur revenu médian ; 22, comme le nombre des candidats vivant sous le seuil de pauvreté ; 0 comme celui de ceux vivant de la politique ; et enfin 39 pour l’âge moyen des candidats.     

Alors, un brin démago, la « Nantes insoumise » ? Interrogée un peu plus tard, sa tête de liste Margot Mekdour assume en tout cas tout à fait cet . . .

Plus que jamais, votre ville a besoin d'un média indépendant.

Abonnez-vous dès 5€ par mois


Avatar de Antony Torzec
Diplômé du CFPJ (après une Licence de Communication), j'ai débuté ma carrière dans le groupe Europe 1 (Europe 2, Europe 1), avant d'occuper un poste de journaliste au sein de la rédaction de Radio Fidélité à Nantes. Après une année passée à la rédaction française de Radio Vatican à Rome, j'ai fait un retour à Radio Fidélité en tant que rédacteur en chef jusqu'en avril 2017. J'ai réalisé quelques piges également pour Télénantes, France 3, France Bleu et La Croix. Depuis septembre 2017, je collabore avec Médiacités Nantes et les radios RCF des Pays de la Loire (RCF Anjou, Vendée et Sarthe).

Précédemment dans l'Oeil

Proche de Laurence Garnier, Marc Reneaume ne siègera ni au conseil municipal, ni au conseil métropolitain

A peine élu, l'ancien directeur de campagne de la candidate LR démissionne de ses mandats. Une mise en retrait qui fait suite à la lourde défaite enregistrée par la droite lors des élections municipales.

Entre plaintes et petites phrases, triangulaire tendue entre listes de gauche à Indre

Dans cette commune rose-rouge de l’Ouest nantais, trois candidats divers gauche bataillent ferme pour séduire de 2 817 électeurs. Leurs armes : promesses sociales, accusations de populisme et plaintes.