Vue de Rezé, troisième ville de Loire-Atlantique. / Photo : Thibault Dumas

A Rezé, les gauches en fusion avant le second tour des municipales

Nantes, Saint-Herblain, Rezé. Les trois plus grandes villes de la métropole (respectivement 310 000, 46 000 et 41 000 habitants). Trois communes détenues par le PS depuis plus de trente ans (et même plus de 60 ans pour Rezé). Mais trois situations politiques fort différentes à l’orée du second tour des municipales. Dans la première, tout semble bel en bien plié : forte de son alliance avec EELV, Johanna Rolland est quasiment sûre d’être réélue. Dans la deuxième, le maire sortant, Bertrand Affilé, passe lui aussi des nuits tranquilles. Après avoir obtenu 43,55 % de voix au premier tour, il se permet même de refuser l’alliance avec les écologistes. À Rezé, en revanche, le 28 juin provoque quelques nœuds au cerveau.

Comme Mediacités l’avait largement décrit, le paysage politique y est particulièrement confus et le maire sortant, Gérard Allard, largement contesté. En un an et demi, son équipe municipale a enregistré pas moins de dix défections et le premier tour n’a pas rendu la situation moins incertaine. Au sud de Nantes, pas de prime au sortant : le vice-président PS de Nantes Métropole a enregistré un revers particulièrement sévère en arrivant deuxième, très très loin derrière la liste dissidente de gauche, Rezé citoyenne (33,71 % des voix contre 20,18%), qui s’est payé le luxe d’arriver en tête dans tous les quartiers.

Fort logiquement, à l . . .

L’info indépendante a une valeur

Les journalistes de Mediacités proposent chaque jour des enquêtes et analyses locales exclusives. Sans pub, seuls les abonnements financent notre travail. Aidez nous à renforcer notre indépendance.

Profitez de 24h d'accès gratuit pour lire cet article et tous les autres !

  • Lisez chaque semaine nos nouvelles enquêtes
  • Participez à nos investigations
  • Sans engagement. 60€/an ou 7€/mois

Thibault Dumas
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.

Précédemment dans l'Oeil

Artificialisation des sols et politique foncière : l’étonnant revirement de Nantes Métropole

18 mois après l'avoir quitté pour éviter d'acquitter une taxe, la Métropole de Nantes devrait faire son retour au sein de l’Établissement public foncier de Loire-Atlantique. Une bonne nouvelle pour la lutte contre la bétonisation et « l’alliance des territoires », mais un aller-retour qui interroge et laisse des traces.

La Ville de Nantes va (enfin) rémunérer (un peu) les artistes plasticiens qu’elle expose

Présentée en conseil municipal vendredi 24 juin, une délibération prévoit de payer les peintres, sculpteurs et autres artistes lorsqu’ils exposent leurs œuvres dans un lieu d’exposition de la Ville.