La plage de La Baule. / Image : Creative Commons - Wikineptune

Hausse du nombre d’agents municipaux à La Baule : la Chambre régionale des comptes s’inquiète

Un point noir dans un tableau globalement favorable. Lundi 22 novembre, la Chambre régionale des comptes des Pays de la Loire a rendu son rapport sur la situation financière de la commune de La Baule entre 2014 et 2020. Et si les magistrats font part de leurs inquiétudes sur la hausse récente des dépenses de personnel, rassurons tout de suite ceux qui s’inquiéteraient : la station balnéaire se porte bien, voire très bien. Pour les magistrats financiers, sa situation est « saine, voire confortable ».

Sa capacité d’autofinancement, « largement positive et en progression sensible », tutoyait ainsi la barre des 14 millions d’euros en 2019, « couvrant sans problème le remboursement en capital de la dette ». Une dette elle-même maîtrisée puisque si la commune devait mobiliser toutes ses ressources pour la rembourser, elle réussirait l’exercice une année. Par comparaison, il fallait en moyenne plus de quatre ans et demi à une commune de même taille pour y parvenir, en 2019.
Une hausse de la fiscalité inutile
Une telle santé financière que la station balnéaire aurait même pu éviter d’augmenter ses impôts locaux si elle évaluait de manière plus sincère ses dépenses et ses recettes et pilotait mieux l’exécution de son budget. « L’évaluation des dépenses et recettes réalisée pour les orientations budgétaires et les budgets primitifs de La Baule-Escoublac est très insatisfaisante », relèvent les magistrats financiers, pas convaincus par les explications fournies par la commune.

« La chambre relève que la commune, tout en maintenant ses dépenses d’investissements, a pu se désendetter de manière importante . . .

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer le débat public.
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