À L’Union, chacun sa ligne pour les transports

Dernière ligne droite pour la campagne électorale à l'Union. Si les élections sont maintenues, le vainqueur sera connu dès dimanche soir. D'ici là, les deux têtes de liste s'affrontent encore sur le thème des transports.

Faut-il prolonger, comme le préconise la toulousaine Nadia Pellefigue, la ligne A du métro jusqu’à cette commune de la première couronne ? « Je le proposais déjà en juin 2018 ! », rétorque Marc Péré (liste L’Union avance). Le maire sortant veut même aller plus loin et connecter le terminus de la ligne A avec une liaison ferroviaire cadencée -le RER toulousain- entre L’Union et Saint-Sulpice. Ce qui signifierait aussi la création à L’Union d’une gare ou d’une halte Sncf sur la ligne ferroviaire.

« Le prolongement de la ligne A n’est pas ce que les Unionais souhaitent », considère pour sa part Christine Gennaro-Saint (liste Pour L’Union). Elle s’engage toutefois, si elle est élue, à consulter les habitants sur ce projet. Une halte ferroviaire ? « Ce n’est pas ma priorité mais je ne suis pas fermée à cette initiative. » Christine Gennaro-Saint fonde beaucoup d’espoirs sur la troisième ligne du métro qui, sans desservir sa commune, « va permettre de décongestionner la circulation automobile ».

La ligne de bus Linéo 9 permet désormais de relier Toulouse et L’Union. « C’est un progrès mais il ne faut pas s’en contenter, tempère Marc Péré. Le Linéo 9 doit fonctionner en site propre pour ne plus subir les embouteillages. » Pour son adversaire, « les Unionais sont satisfaits de la fréquence du Linéo 9. Il est toutefois nécessaire de muscler le maillage du territoire en lignes de bus. » Christine Gennaro-Saint se préoccupe des applis mobiles qui provoquent des flux de voitures dans les petites rues de quartiers résidentiels et veut inverser les sens de circulation.

Bruno Vincens.

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