Un enfant devant une salle de classe. / Photo : CC - Pixabay

A trois jours de la rentrée scolaire, des enseignants toulousains dans l’expectative

En hommage à Samuel Paty, professeur de collège assassiné le 16 octobre, les enseignants des établissements scolaires devaient organiser une matinée de discussions avec les élèves, lors de la rentrée le 2 octobre. Dans un contexte compliqué par la mise en place du deuxième confinement et alourdi par le passage du plan Vigipirate à son degré maximum, l'organisation de ces échanges plongeait enseignants et chefs d'établissements dans un grand désarroi, alors que le flou perdurait sur leurs modalités.

Face aux multiples difficultés, le ministre Jean-Michel Blanquer a décidé de réduire l'hommage à une simple minute de silence à 11 heures, « après la lecture de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs », indique-t-il dans un courriel envoyé aux enseignants vendredi soir, à 17h04. « Elle aura lieu en classe et non avec tous les élèves regroupés. Cela sera plus facile à gérer, notamment au collège. Chaque enseignant reviendra sur cet évènement en classe durant le mois de novembre, explique Cyril Lepoint, secrétaire académique pour l'Unsa 31. La rentrée aura lieu à 8 heures au lieu de 10 heures, comme c'était prévu initialement. Il va falloir contre-communiquer pour avertir les parents de ce changement. »

Le corps enseignant va donc pouvoir se concentrer sur la mise en place du protocole sanitaire renforcé, alors que de nombreux doutes subsistent sur sa faisabilité. « Le bon point, c'est qu'on a jusqu'au 9 novembre pour l'appliquer, apprécie Cyril Lepoint. Mais la distanciation et le non-brassage restent problématiques à la cantine. Pour faire manger entre 400 et 900 élèves entre midi et 14 h, de façon non-brassée, et en se lavant les mains, il faudrait agrandir . . .

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