Nos villes à l’heure du coronavirus

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Notre FAQ sur le coronavirus
Coronavirus : qu’est-ce que c’est ?
C’est une famille de virus à laquelle appartient le Covid‐19, apparu pour la première fois en Chine et désormais presque partout dans le monde.

Quels symptômes ?
Les premiers symptômes de la maladie sont la fièvre, une toux sèche ou encore des difficultés respiratoires.

Qui est touché ?
Les personnes âgées et celles souffrant d’antécédents médicaux sont les plus menacées, mais le virus touche petit à petit toutes les tranches d’âge.

Quelles décisions ont été prises par le président de la République ?
Emmanuel Macron a pris la décision d’un confinement quasi‐total de la population.

Quelles sont les mesures sanitaires prises par les autorités ?
Les déplacements sont contrôlés et limités au travail, rendez‐vous médicaux, ou courses de première nécessité (alimentation, pharmacie…).

Quid des mesures économiques ?
Plusieurs mesures économiques ont été prises par l’exécutif afin de limiter l’impact sur les entreprises et les salariés.

Quels sont les gestes à adopter au quotidien ?
Lavez‐vous les mains, évitez tout contact physique et toussez ou éternuez dans votre coude ou un mouchoir à usage unique.

Que faire en cas d’apparition de symptômes ou d’infection ?
Privilégiez l’appel à un médecin traitant avant d’utiliser les numéros d’urgence.

Existe‐t‐il des médicaments ou un vaccin contre le Covid‐19 ?
Il n’existe pour le moment aucun vaccin ou médicament pour se prémunir contre le Covid‐19, ou pour le soigner.

Quels sont les numéros utiles ?
Le gouvernement a mis en place un numéro vert 24h/24 et 7j/7 pour toutes vos questions portant sur le virus : 0 800 130 000.

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Quelles sont les règles prévues si votre maire décède ?

Rendues impossibles par le confinement, les procédures habituelles visant à remplacer les conseillers municipaux décédés n’apportent pas de solutions durant l’état d’urgence sanitaire. Le gouvernement doit rapidement statuer sur l’assouplissement des conditions de remplacement des élus locaux.

Faut‐il continuer à parler du coronavirus ? Ce que nos abonné·e·s veulent lire pendant le confinement

Alors que s’ouvre la quatrième semaine de confinement, Mediacités a sondé ses abonné·e·s pour connaître leurs envies de lectures dans les semaines à venir. Les résultats, riches et contrastés, font apparaître une nouveauté : le besoin d’enquêtes sur des solutions face à l’épidémie de coronavirus dans nos villes.

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Nos réponses à vos questions sur l’épidémie

Mediacités passe en accès libre l’intégralité des articles répondant à vos questions sur le coronavirus.

Quelles sont les règles prévues si votre maire décède ?

Rendues impossibles par le confinement, les procédures habituelles visant à remplacer les conseillers municipaux décédés n’apportent pas de solutions durant l’état d’urgence sanitaire. Le gouvernement doit rapidement statuer sur l’assouplissement des conditions de remplacement des élus locaux.

Les villes vont‐elles désinfecter leurs rues ?

La plupart des experts estiment que nettoyer les rues à la javel est inutile pour lutter contre l’épidémie, voire pourrait provoquer des dégâts sur l’environnement.

Que font les villes pour protéger les femmes victimes de violences pendant le confinement ?

Alors que le gouvernement a annoncé des mesures dont la portée est critiquée, des villes comme Nantes ont lancé des actions ambitieuses pour prévenir les violences à domicile.

Nos dernières enquêtes sur le coronavirus

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Vos témoignages

Des récits de confinement, des tranches de vie pour celles et ceux qui travaillent ou encore des conseils de lecture : Mediacités donne la parole aux habitant·e·s de nos métropoles.

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Dans notre petit immeuble de 9 locataires, chacun a pris un jour pour les courses de tous : pain, pharmacie, menues courses… Nous ne sortons donc chacun qu’une fois par semaine. La liste se fait par téléphone, on pose les articles devant nos portes et le paiement se fait via nos boîtes aux lettres, aucun contact entre nous donc. On passe deux à trois heures sur nos balcons et c’est super, ça a renoué les liens entre nous tous, vivement les retrouvailles !
Mireille

Depuis le début  du confinement, je démarre à 8 h et j’éteins l’ordinateur à 19 h. J’ai davantage de travail que lorsque je suis à l’école. Dans mon établissement, nous n’avons pas d’espace numérique de travail. Il ne suffit pas de se connecter au Centre national d’enseignement à distance (CNED), il faut personnaliser les devoirs qu’on envoie, tester les exercices. Je communique beaucoup avec l’institutrice qui travaille avec moi pour ma décharge de direction. Pour notre classe de CE1, nous avons eu le temps de préparer quinze jours de travail sur papier, donnés aux enfants avant qu’ils ne partent. Mais il faut les étayer avec des consignes supplémentaires, d’autres activités et des jeux sur les tables de multiplication par exemple, à faire sur Internet. J’organise un rallye lecture avec ma classe. J’envoie tous les jours des e‑mails aux parents avec les corrections. Jeudi dernier, nous avons appelé chaque famille et parlé aux enfants, en passant un peu plus de temps avec les élèves en difficulté et ceux qui sont en famille d’accueil. J’ai été émue d’avoir mes élèves au téléphone. Je m’assure que tous mes collègues maintiennent eux aussi le lien avec les familles de leurs élèves.
Au‐delà de ma classe, je dois aussi gérer le planning de garde des enfants des personnels soignants accueillis dans mon école. Je vérifie, avec la mairie et la directrice de l’autre école qui accueille, que les mesures barrière sont bien appliquées. Je m’occupe aussi de récupérer les fiches auprès des parents de CM2, pour la continuité avec la 6ème. Et nous discutons beaucoup avec mes collègues pour trouver des idées activités. Cela prend du temps. Nous avons lancé un projet d’arts plastiques en fin de semaine pour que les enfants de toute l’école dessinent une fleur en s’inspirant d’un artiste japonais. Il faut aussi former certains collègues au numérique. Dans l’ensemble, les parents sont très reconnaissants, même si certains sont anxieux. On donne tout ce qu’on peut pour assurer la continuité pédagogique. Mais ce n’est pas vrai que nous étions prêts, contrairement à ce qu’a dit Jean‐Michel Blanquer. On aurait pu avoir des directives claires, dès lors que les premières écoles ont fermé dans l’Oise. Rien n’a été anticipé. Je n’ai pas du tout envie que le calendrier scolaire soit revu, vu toute l’énergie que l’on met en ce moment.
Anaëlle, directrice d’une école en Haute‐Garonne
Anaëlle, Haute‐Garonne

“Déplacements brefs […] liés à l’activité physique individuelle des personnes […] et aux besoins des animaux de compagnie”. Tel est le dernier motif de dérogation au confinement. Cela me rend perplexe. Qu’en est‐il des bébés, des marmots, des jeunes enfants ? Ils sont mentionnés, indirectement, dans la rubrique « motif familial impérieux », pour « garde d’enfant ». J’ai donc le droit de me déplacer pour aller m’occuper de ma petite‐fille enfermée dans un appartement, mais pas de la promener dans sa poussette, ni de lui permettre de se dégourdir les jambes ? Arrêtez‐moi si je me trompe ! Les parcs et jardins sont fermés, avec les agrès pour bambins. Je suis bien contente pour les chiens, je ne suis pas une sans‐coeur, quand même ! Tiens, si vous avez un chien, prêtez‐le moi, cela me permettra de sortir ma petite‐fille par la même occasion.
Dominique‐Anne, Nantes

#VisMaVieDeConfinéADomicile C’est parti pour un confinement général qui va durer 15 jours, un mois, ou plus. Je sens déjà la panique dans ton foyer, dans ta tête. Tu trépignes déjà d’impatience que tout ça soit terminé. Plus de vie sociale, plus de sorties avec les amis, plus d’aller- retours au boulot… Le système te prive de tout ce qui n’est pas vital. Survivre quoi, rien de plus. Tu commences déjà à flipper. Si je chope le truc, est‐ce qu’on va me soigner ? Et si j’ai autre chose, est‐ce que j’aurai accès aux soins ? C’est vrai, ça peut être flippant. Allez, je vais tenter de te rassurer.
Nous, les handicapés, on vit ça tous les jours de toute l’année depuis toujours. Alors, t’inquiète, on va pouvoir te filer plein de conseils. Et oui, tous les jours, on est enfermé, à domicile ou en foyer, sans pouvoir vivre et profiter de la liberté que toi, tu connais. En gros, je ne vais pas tout te détailler. C’est un peu ce que tu vas vivre à partir de maintenant. Et ouais, désolée pour toi. Alors avec mes copains, on se bat depuis longtemps pour qu’on n’ait plus à vivre tout ça. Et tu sais quoi ? On va passer en correctionnelle pour ça. Plusieurs milliers d’euros d’amende et d’années de prison risquent de nous tomber sur le coin de la gueule simplement parce qu’on a manifesté notre colère.
Mais bon, à tout malheur est bon, le procès est repoussé. Alors on s’est dit, autant être utile avant de finir au trou. Vous pouvez compter sur nous. L’inverse reste à prouver. On vous fait confiance pour la suite, hein ? Vous serez solidaire après la pandémie ? Tous dans la lutte avec nous, pour qu’on puisse enfin jouir des mêmes libertés que vous ? Allez, maintenant, on va essayer de vous faire une vidéo tous les deux ou trois jours pour vous prodiguer de bons conseils, vous parler aussi de tout ce qu’on vit au quotidien, vous enseigner le capacitisme ou validisme. Vous allez découvrir plein de trucs, ça va vous occuper.
Allez, prenez soin de vous, déstressez, tout va bien se passer… peut‐être. Moi, perso, je vis dans l’incertitude H24. A force, on s’habitue, hein. Il n’y a rien de bien compliqué. Allez, la bise. Tu veux pas ? Tu t’en souviendras la prochaine fois que, enrhumée, tu taquineras ta voisine du 5ème qui refuse la bise et doit lourdement insister pour te faire comprendre, que, pour elle, c’est un danger de mort avec ses fragilités respiratoires. Allez les amis, à bientôt !
Odile, présidente d’Handi-Social

Moi, j’ai la chance d être proche de la coulée verte de la Chezine à Nantes. Je suis allée marcher un quelques kilomètres au son du chant des oiseaux 🦅. J’ai observé les petites pousses vertes et des arbres en fleurs. Par contre, curieuse impression de voir un danger dans chaque personne croisée ou dans le jogger qui souffle un peu fort ! Quand nous serons sortis de la crise, il y aura de quoi inspirer romanciers et cinéastes !
Dominique, Nantes

Ce matin, avant le debut du confinement obligatoire, j’ai décidé d aller faire quelques courses dans un centre commercial à quelques kilomètres du centre de Saint‐Nazaire et proche de l’hôpital. Le personnel avait pris des mesures au propre comme au figuré : on comptait les entrées et chaque mètre était signalisé au sol. Les gens étaient un peu sidérés. Ils respectaient les distances mais on sentait que certains étaient venus pour dévaliser les rayons. Du calme. Un peu d’angoisse. Un employé avec un masque. Les caissières en gants et distance de sécurité exigée.
Drôle d’ambiance… mais moins impressionnante que la visite chez mon nouveau médecin traitant hier, avec des gants, un masque et du désinfectant après mon passage. Je n’avais jamais vécu une situation pareille. Les soignants s’attendent à un pic, surtout après les images d’insouciance vues ce week‐end. « Restez chez vous le plus possible. On n’est qu’au début », m’a dit mon médecin.
Florence, Nantes

En face de chez soi à Nantes, la chance de disposer d’une des meilleures boulangeries de la ville : la rue à traverser, avec ou sans attestation de déplacement ?
Franck, Nantes

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