La colère des habitants du quartier Borderouge monte face au projet de chaufferie biomasse

Chaufferie biomasse Toulouse
Les élus toulousains Maxime Boyer et Pierre Trautmann ont tenté d’apaiser les riverains. / Crédit photo Vanessa Vertus

Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Par No guest author exists with the given ID (115990).

La municipalité a voté en faveur du projet avant de consulter les habitants du quartier qui s'inquiètent de l'impact et regrettent d'être mis devant le fait accompli.

À quelques rues du parc de la Maourine, le projet de chaufferie biomasse ne passe pas. Prévu pour alimenter le réseau de chaleur de la future ZAC Grand Matabiau, cet équipement alimenté en matières végétales doit prendre la place d’un skate-parc, situé rue Ernest Renan. Ce mercredi 16 mars, la future chaufferie a été l’objet d’une réunion très tendue entre une cinquantaine d’habitants du quartier et les élus.

Les premiers reprochent aux seconds un manque de transparence de ce projet à 21 millions d’euros dont la réalisation semble déjà actée. Votée en conseil communautaire le 14 octobre dernier, la construction de cette chaufferie de 8 mégawatts fait l’objet d’un appel d’offres qui doit se terminer à la fin du mois de mars. « Il n’y a pas eu de consultation des habitants du quartier et c’est ce qui aurait dû être fait », s’insurge un riverain.

Les détracteurs du projet ont lancé une pétition signée par près de 500 habitants. Ils redoutent la pollution engendrée par la combustion à proximité d’habitations, des commerces et de la future station de métro Toulouse Lautrec. Ils s’inquiètent également des nuisances sonores causées par les camions qui achemineront les plaquettes forestières et craignent que ces dernières soient mélangées à des déchets industriels.

« Il y aura trois camions pas . . .

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. Aujourd’hui, plus de 5 300 abonnés soutiennent notre travail. Mais ce n’est pas suffisant : nous recherchons 2 000 abonnés d’ici la fin 2022 pour continuer à enquêter. En vous abonnant aujourd’hui, dès 3 euros par mois, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment