Surpris par les propositions de deux listes remettant en cause l'avenir de l'hippodrome, Manuel Demnard, son président, défend l'intérêt du site et invite les candidats à discuter.
L’hippodrome de la Cépière, à Toulouse, fête ses 160 ans cette année. Et Manuel Demnard, le président de la société de courses, compte faire ce qu’il peut pour que les chevaux continuent d’y courir encore longtemps.
« Surpris » par les propositions des candidats voulant remplacer son hippodrome par – au choix – un grand parc, une piscine, une zone de maraîchage et une unité de compostage, Manuel Demnard estime que la Ville rose mérite de conserver cet équipement historique.
« On aurait peu de courses et une faible fréquentation, je comprendrais, mais ce n’est pas le cas », réagit‐il. Avec ses 45 jours de courses, l’hippodrome de la Cépière « est considéré comme le troisième de France en nombre de jours », selon lui. De fait, le célèbre Paris‐Longchamp n’affiche que 27 jours de courses, tandis que les hippodromes de Vincennes et Chantilly accueillent respectivement 87 et 51 journées de courses par an.
Cette activité nourrit toute une « micro‐économie » : 200 professionnels et 90 vacataires les jours de courses, treize salariés à l’année, auxquels s’ajoutent quinze autres professionnels dans un centre d’entraînement accueillant 45 chevaux par an. « Le restaurant est ouvert toute l’année. Il sert 100 couverts par jour …