Énième mise en demeure de la préfecture du Tarn à l’encontre d’Atosca/NGE. Cette fois-ci, c'est la non-conformité des rejets de la centrale d’enrobage à chaud de bitume installée à Puylaurens, pour le chantier de l’autoroute Toulouse-Castres, qui est en cause.
De la vapeur d’eau, c’est ce qui devait sortir des cheminées de la centrale d’enrobage de Puylaurens. Cette promesse d’Atosca, le concessionnaire de l’A69, est partie en fumée. Selon un arrêté préfectoral du 31 août 2026, les émissions de composés organiques volatiles, cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (COV CMR) et de monoxyde de carbone (CO) ne sont pas conformes aux normes en vigueur. Fin juin, les COV CMR ont été mesurés à une concentration de 5,71mg/Nm3, bien au‐delà du seuil à 2mg/Nm3. Pour le monoxyde, elles s’élèvaient à 693 mg/Nm3 au lieu des 500 mg/Nm3 règlementaires.
Ces résidus se déposent dans les jardins, les piscines, mais aussi sur les productions potagères et agricoles vendues à des consommateurs laissés dans l’ignorance. Sur la zone concernée, il y a des maraîchers (dont un bio), un verger, des productions de blé et maïs.
Alain Hébrard, du collectif LVEL, souligne que l’attention des pouvoirs publics avait pourtant été attirée dès la mise en route des centrales de Puylaurens et Villeneuve‐Lès‐Lavaur, fin 2025, sur la dangerosité connue des fumées. Aujourd’hui, Marc du collectif Lauragais sans bitume est en colère : « Nous sommes mis devant le fait accompli, c’est presque par hasard que nous avons eu connaissance de l’arrêté de la préfecture. »
Collectif perplexe
Le collectif avait pourtant établi des liens « privilégiés » avec les autorités chargées du projet via des comités de suivi qui …