Lors du conseil du 16 octobre, le président de Toulouse Métropole a refusé de s'exprimer sur l'association Soliha. Plusieurs élus de sa majorité ont pourtant été recrutés par l'ancien directeur Pierre Castéras, dont la gestion est mis en cause par la Chambre régionale des comptes.
Le dossier Soliha s’invite – enfin ! – dans le débat public. François Piquemal, conseiller municipal toulousain et député LFI, a mis les pieds dans le plat lors du conseil de Toulouse Métropole, le 15 octobre 2026, au bout d’1h47 de débats, à la faveur d’un vote sur l’annulation d’une subvention pour l’association, du fait de son non respect des baux emphytéotiques passés avec la mairie de Toulouse et la métropole.
« Il y a deux jours, on apprend dans la presse la situation catastrophique de Soliha en Haute‐Garonne. Ce serait l’œuvre de son directeur, Pierre Castéras, membre de En Marche », introduit le député insoumis, avant de relever certains éléments révélés dans notre article : un coût salarial des directions passé à 427 000 euros pour deux personnes, auxquels s’ajoutent 50 000 euros de frais de bouche pour le directeur, et une dette de 4,7 millions d’euros pour la seule association Soliha Méditerranée.
« Pierre Castéras a mis en place autour de lui un écosystème », poursuit François Piquemal en citant nommément ses deux autres élus macronistes présents dans l’hémicycle : Guillaume Duval et Gaëtan Cognard. Ainsi que Jean‐Pierre Gleize, choisi par Jean‐Luc Moudenc comme grand électeur pour les dernières sénatoriales. Et de demander au conseil de Toulouse Métropole de prendre position sur ce sujet, à l’origine d’une « dilapidation de l’argent public ».
Des élus « embêtés »
Face à ces interrogations, la – non – réponse de Jean‐Luc Moudenc est pavlovienne : « Ce dossier est étranger à la métropole et …