Elle est l’une des voix qui portent sur le sujet de la sécheresse et de la gestion de l’eau. Depuis près de quinze ans, l'hydrologue Emma Haziza répète le même message : nous surexploitons cette ressource en faisant mine de croire qu’elle restera aussi abondante.    

Selon elle, nous avons pourtant déjà basculé ces dernières années dans une nouvelle ère, avec des sécheresses éclair capables de modifier très vite les situations locales. Face à ce constat, Emma Haziza regrette que le débat public se focalise sur la question de l’eau potable, notamment dans les villes, au détriment d’une remise en question d’un modèle agricole et industriel prédateur de cette ressource. « Est-ce qu'on va choisir nos climatiseurs l'été ou les poissons ? », s’interroge-t-elle pour Mediacités.

Mediacités : Vous alertez depuis plusieurs années sur le sujet de la sécheresse. Le grand public n’est pas suffisamment informé de ces enjeux ?  

Emma Haziza : J'ai commencé à suivre les sécheresses en 2003. J’observe le taux d'humidité des sols, le niveau des nappes, des cours d'eau. Dans les . . .

En août, profitez de 15 jours pour lire cet article et tous les autres !


Mathieu Périsse
Mathieu Périsse collabore avec Mediacités Lyon depuis juin 2017, convaincu de la nécessité d’une information locale indépendante et percutante. Lyonnais de naissance, il a d’abord travaillé pour la radio (Radio France, RTS), notamment lors de reportages longs-formats à l’étranger (Afghanistan, Biélorussie, Chypre, Burkina Faso…). Membre du collectif de journalistes We Report, il écrit régulièrement pour Mediapart, journal pour lequel il a enquêté pendant un an sur la pédophilie dans l’Eglise catholique (également en lien avec Cash Investigation).