Avec le printemps, refleurit la polémique sur la sous-location de terres des Hauts-de-France par des cultivateurs belges de pommes de terre et sur de possibles dérives phytosanitaires... Mediacités, qui s'est déjà penché sur la question, a fait un nouveau point avec la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la Forêt (DRAAF). Des contrôles ont bien eu lieu ces trois dernières saisons, en particulier dans l'Avesnois où de forts soupçons avaient conduit des maires à prendre des arrêtés « anti-pesticides » l'an dernier.

Ces prélèvements sur les pommes de terre, à l'état de végétation ou de tubercules, n'ont pas révélé de problèmes particuliers, déclare Thierry Dupeuble, directeur régional adjoint du service de l'Etat. Des traces d'un néocotinoïde, produit prohibé, ont certes été repérées dans une parcelle louée par un agriculteur du Nord à un Belge. Mais l'examen du registre des traitements appliqués au champ « n'a pas fait apparaître de mauvais usage », indique Laurent Vanzwaelmen, chef du pôle Intrants et biocontrôles à la DRAAF. La substance n'a pas été retrouvée dans les tubercules analysés à maturité. Il devait donc s'agir d'une « pollution » venant d'ailleurs...
Des dénonciations qui s'évaporent
La fraude est toujours possible, qu'elle soit le fait d'un Belge ou d'un Français, conviennent les experts de la DRAAF. Elle peut se nourrir des différences de réglementation entre les deux pays. Les directives européennes . . .

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