Toc, toc… C’est l’ancien propriétaire qui frappe à la porte. Quatre ans après avoir cédé ses parts d’Aéroports de Lyon à un consortium contrôlé par Vinci Airports, l’État revient sur la plateforme de Saint-Exupéry. À proximité des pistes, sur un terrain de 15 000 mètres carrés, il fait construire, depuis août dernier, un nouveau Centre de rétention administrative (CRA), lieu de détention d’étrangers en situation irrégulière, en attente d’expulsion. Ironie de la privatisation de « Saint-Ex’ », l’État s’acquittera, auprès de la filiale de Vinci, d’un loyer de

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