La semaine dernière, Mediacités vous proposait de lire le portrait de Pascal Bolo, premier adjoint au maire de Nantes, vice-président de la Métropole et homme clé de la vie politique locale. Pour le réaliser, plus d’une vingtaine de personnes ont été interrogées. Parmi elles, Pascal Bolo lui-même qui nous a accordé près de 2 heures 30 d’entretien, durant lesquelles il défouraille dur, comme à son habitude. Il eut été dommage de se contenter des quelques citations présentes dans ce portrait. C’est pourquoi nous vous proposons de retrouver cette semaine quelques uns des passages les plus intéressants de cette interview.

Bidule_carre_512pxSes rapports avec Jean-Marc Ayrault

Membre du cabinet de Jean-Marc Ayrault à la mairie de Nantes entre 1997 et 2008, Pascal Bolo fut ensuite l’adjoint du député-maire entre 2008 et 2012, avant que celui-ci ne devienne Premier ministre.

- Jean-Marc Ayrault pour Pascal Bolo ? « C’est le mentor. Encore aujourd’hui, je lui reste fidèle et loyal. »

- Son rôle auprès de l’ancien maire ? « J’ai été présenté comme le « porte-flingue » de Jean-Marc Ayrault mais il ne m’a jamais demandé d’attaquer. Il y a eu plus d’occasions où il m’a dit : « Là, tu t’es fait plaisir mais ça ne sert pas à grand-chose. » En même temps, il est très ambivalent car il a bien profité de mon caractère. Mais il n’a jamais eu besoin de me pousser. »

Les victimes du porte-flingue ? « A part ma famille qui ne m’a pas beaucoup vu ces 30 dernières années, je ne vois pas qui sont mes victimes. Il y a bien des gens qui se frottent un peu la joue parce qu’ils en ont reçu quelques-unes. »

Bidule_carre_512pxLa succession et le choix de Johanna Rolland

Malgré ses liens forts avec Jean-Marc Ayrault, sa place au sein de la municipalité nantaise et ses propres espoirs, Pascal Bolo ne lui succèdera pas à la tête de Nantes. A sa place, une nouvelle venue, qu’il avait lui-même recruté comme assistante parlementaire d’Ayrault : Johanna Rolland.

- Comment Johanna Rolland a-t-elle été choisie ? « Quand Jean-Marc Ayrault est arrivé à Matignon, je lui ai dit que j’étais prêt à prendre sa succession à la mairie de Nantes. Il a pensé que c’était prématuré. Pour lui, il valait mieux que ce soit Patrick Rimbert qui fasse la transition à la mairie et Gilles Retière à la Métropole. Mais je pensais très naturellement devenir le 1er adjoint de Patrick Rimbert. Et c’est là que je me rends compte que c’est Johanna Rolland qui héritera du poste. Et là, c’est les boules et je ne m’en cache pas. »

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- Pourquoi elle et pas lui ? « Au moment d’organiser sa succession, Jean-Marc Ayrault a beaucoup consulté. Il passait son temps également à tester les gens. Et moi, j’étais usé, vieilli et fatigué par deux années à la direction de son cabinet. Il m’arrivait de lui dire que je n’avais pas d’avis sur telle ou telle question. Jamais Johanna Rolland n’aurait fait cette erreur de dire qu’elle n’avait pas d’avis (…) Surtout, Jean-Marc Ayrault avait repéré chez Johanna un talent et une maitrise qui probablement correspondaient mieux à la période. Quand je vois faire Johanna actuellement, je n’ai pas de regret. »

- Ses relations avec la maire ? « Beaucoup espéraient que mon conflit potentiel d’ambition avec Johanna allait provoquer ma mort politique. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que, autant j’ai un lien filial avec Jean-Marc Ayrault en politique, autant j’ai un lien fraternel avec Johanna Rolland. Ce lien personnel, la confiance et l’admiration que j’ai pour son talent ont fait, une fois les choses digérées, que je me suis mis à sa disposition (…) Ma manière d’aider Johanna Rolland aujourd’hui est de retourner mon rôle de porte-flingue en paratonnerre. Pendant que je ferraille et que je prends des coups, elle, elle a les coudées plus franches. »

Portrait Bolo> A lire (ou à relire) :

La politique nantaise à la sauce Bolo, portrait d'un pilier des systèmes Ayrault et Rolland à Nantes.

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L’affaire des opposants notoires 

Novembre 2007, un courriel est envoyé aux 200 militants référents du PS à Nantes dans le cadre de la préparation des élections municipales. On leur demande de remplir une fiche destinée à lister dans tous les quartiers « la présence de relais connus ou d'opposants notoires à la municipalité ». L’information, dévoilée par la presse, suscite une vague de protestations.

- Tentative de fichage ou non ? « Ça, ça m’a bien bouffé ! Au début tout est de la faute de Jean-Marc Ayrault. Il demande de mailler le terrain, bureau de vote par bureau de vote. On envoie aux responsables une petite fiche des choses à faire. Et parmi les choses à faire naturellement dans une campagne électorale, il y a la surveillance de l’adversaire.

Mais le terme d’« opposants notoires » est une connerie. C’est peut-être moi qui ai écrit cette phrase de merde, je ne m’en souviens pas. Mais Jean-Marc Ayrault a validé le texte avant l’envoi. En réunion, il nous dit sans me regarder en pensant très fort à moi "Y’a des fois il faut savoir retenir sa plume !" Il ne nous a pas viré mais nous a dit plus tard : "Si j’avais pensé que c’était si grave, j’aurais pris d’autres décisions !" »

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Heureusement, Annick du Roscoat (élue de l’opposition) nous a fait un grand cadeau en saisissant la CNIL. Puisqu’il n’y avait pas de fichier, la CNIL va clore le dossier et ce sera un soulagement. C’est moi-même qui ai fait sur mon ordinateur une fausse couverture "Martine liste ses opposants notoires". Par un biais détourné, j’ai fait parvenir ça à Presse-Océan qui s’était empressé de le publier. Et ça, ça m’avait bien fait marrer ! »

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L'échec de la SoNantes 

Lancée en avril 2015, la SoNantes se voulait être une monnaie locale qui devait favoriser les échanges économiques entre entreprises, associations et habitants de l’agglomération nantaise. Objectif affiché : 10 000 particuliers utilisateurs et 3000 entreprises. Trois ans après, Pascal Bolo avoue l’échec de cette expérimentation.

- Un échec cuisant. Pourquoi ? « Entre le moment de l’invention de la SoNantes, c’est-à-dire après la crise financière de 2008-2011, et son lancement en 2015, il n’y avait plus de crise financière. On a donc offert aux entreprises une solution pour résoudre un problème de liquidités qu’elles n’avaient plus. Cela a été un échec qui a coûté à peine 2 millions d’euros. On a droit à l’expérimentation. Ça ne marche pas à tous les coups.

En revanche, on a fait un boulot remarquable au niveau numérique. On aimerait bien vendre l’application mais personne ne veut la payer. Comme on est dans l’esprit de l’Open Data, on va la donner à l’association SoNantaise qui gère la SoNantes. »

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Les transports, la Sémitan et le climat social 

Pascal Bolo est président de la Sémitan, la société des transports en commun de l’agglomération nantaise depuis 2008.

- Il est non seulement le président de la Sémitan, mais aussi celui qui la finance, en tant qu’adjoint et vice-président de la métropole chargé des... finances. N’y a-t-il pas conflit d’intérêt ? « Étant président de la Sémitan et responsable du budget de Nantes Métropole, « il peut m’arriver d’être un peu schizophrène. C’est-à-dire que la Sémitan souhaiterait que Nantes Métropole lui accorde une rallonge mais c’est plutôt un arbitrage qu’un dilemme cornélien. Et je peux vous dire que les négociations de la DSP entre la direction de la Sémitan et la direction des Transports de Nantes Métropole, ils ne font pas semblant de s’empailler. »

- Ses 21 000 euros annuels de jetons de présence ? « Je n’ai pas l’impression de les voler. Et ça pose le problème du statut et de la rémunération de l’élu. En la matière, il y a une démagogie un peu populiste qui consiste à chercher des noises aux élus sur leurs revenus. Les grands cumuls comme on a connu, il n’y en a plus. S'il n’y avait pas un noyau dur dans une équipe municipale quipeut se consacrer à plein temps à sa mission, c’est l’administration qui gouvernerait. »

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- Les syndicats qui lui reprochent d’être éloigné de la base… « Ils sont d’une mauvaise foi charmante. La Sémitan est une entreprise qui a besoin qu’on lui dise qu’on l’aime de façon régulière. C’est son directeur qui le dit et il a parfaitement raison. C’est une entreprise fière d’elle-même et à juste titre et je prends ce reproche en partie justifiée. Mais là où mes amis de la CFDT de la Sémitan ont un tout petit problème existentiel, c’est qu’ils sont en permanence accusés d’être le syndicat du patron car tout le monde sait que je suis un militant CFDT. Donc, ils sont régulièrement obligés d’en rajouter une couche.

La CFDT en rajoute et se tire actuellement une balle dans le pied en décrivant une situation apocalyptique. Ils exagèrent le climat général que ressentiraient les conducteurs. »

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L’embauche de Catherine Piau par la Sémitan

Conseillère municipale de Nantes, la socialiste Catherine Piau est conseillère régionale jusqu’en décembre 2015. Avec la défaite de la gauche à ce scrutin, elle perd son siège à la Région. Deux mois et demi plus tard, elle obtient un poste de chargée de mission à la Sémitan. Aujourd’hui, Pascal Bolo assume ce parachutage.

« Catherine fait partie de ces élus qui, à l’origine, n’ont pas une situation florissante sur le plan personnel. Elle a été pendant des années conseillère régionale. Il se trouve que le sort lui a été moins favorable. Elle cherchait du travail et il n’y a aucune espèce de raison de laisser sur le carreau une collègue. On a trouvé les moyens de permettre à Catherine d’avoir un reclassement. Moi, j’assume parfaitement que l’on permette à des élus dont le mandat n’a pas été renouvelé de trouver un reclassement de manière honorable. Ce qui me scandalise, c’est que ce soit la Sémitan qui doive le faire pour que Catherine ne se retrouve pas le bec dans l’eau. Je comprends que ça puisse être choquant, mais je crois que ça peut être expliqué. Que dit un conseiller Pôle Emploi à un demandeur d’emploi ? Faites appel à votre réseau ! Ça tombe bien, à Nantes Métropole, je conduis une politique qui veille justement à permettre à ceux qui n’ont pas de réseaux d’y arriver quand-même. »

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Le YelloPark, Yohann Joubert et Waldemar Kita 

YelloPark, c’est le nom de ce projet urbain dans le quartier de la Beaujoire à Nantes comprenant la création d’un nouveau stade et de 1500 logements. Un projet controversé censé être 100 % privé et porté par Waldemar Kita, le président du FC Nantes et Yoann Joubert, le PDG du groupe immobilier nantais Réalités.

- Les prémices du projet. « Au début, l’idée est d’adosser la construction d’un stade à la construction d’un centre commercial. Mais il y a déjà le centre commercial Paridis à côté, il y a aussi Carrefour, il y a les commerçants du centre-ville prêts à monter sur les barricades. Donc, c’est hors de question. Petit à petit, Kita et Joubert ont travaillé à ce montage, complètement nouveau. Car là on fait quelque chose de complètement nouveau dans le type de collaboration entre le public et le privé. Johanna a toujours revendiqué cette inflexion par rapport à ce que pratiquait Jean-Marc [Ayrault, ndlr] : une collaboration avec le monde économique pour développer la métropole nantaise ».

Bolo YP Joubert

- Pourquoi avoir refusé les précédents projets de Waldemar Kita ? « D’une part il proposait que ce soit nous qui payons [le stade, ndlr] ou un partenariat public-privé type Bordeaux, Lille ou Marseille et c’était hors de question. D’autre part, il proposait que ce soit lié à des choses commerciales qui n’étaient pas envisageables pour nous. Ce qui a décidé Johanna Rolland, c’est la double conviction que si aujourd’hui La Beaujoire peut paraître encore à la page, ça ne durera pas, et que dans le cadre de l’équipement d’une grande métropole, dans dix-vingt ans, la question d’avoir un stade aux standards [internationaux] se reposerait. Et qu’on lui reprocherait de n’avoir rien fait. »

- Pourquoi ne pas rénover La Beaujoire ? « Si le projet YelloPark ne se fait pas, Nantes ne sera pas site olympique, c’est certain. La Beaujoire est un joli stade mais obsolète pour l’organisation de grands évènements » (…) « Suite à la concertation, la CNDP a demandé de mieux argumenter les raisons de la non faisabilité de la rénovation de la Beaujoire. C’était à moi de demander cela à Waldemar Kita. En réunion à la mairie (en septembre 2018), il m’a répondu : "Je ne veux pas perdre mon temps, je ne veux pas !" Ses collaborateurs m’ont fait signe "on va s’en occuper". Donc, ils vont représenter un argumentaire pour expliquer pourquoi il est plus pertinent de construire un nouveau stade. »

Dossier YP> A lire (ou à relire) :

nos enquêtes sur le très controversé YelloPark, projet de nouveau stade à La Beaujoire.

 

- Et les questionnements juridiques portés par l’association A La Nantaise ? « Ah, A la Nantaise, ils savent mieux que les autres. La caractéristique de Florian Le Teuff [le président de l’Association, ndlr] est d’avoir beaucoup de talents mais un melon carabiné. Les risques juridiques, on les connait depuis le début. Si on découvre que ce projet n’est pas privé mais un projet de la Métropole, à ce moment-là, la mise en concurrence s’impose. Ils sont gentils A la Nantaise, mais on a identifié ce risque depuis le premier jour. Alors c’est vrai, c’est totalement inhabituel qu’une opération se monte sur cette forme-là. Mais sinon, il ne se passait rien. »

- Un cadeau au promoteur Réalités ? « Ce n’est pas une juteuse affaire immobilière pour Réalités. Elle a un intérêt dans cette affaire : ce n’est pas de s’enrichir - même si ça m’étonnerait qu’ils perdent de l’argent - mais de passer dans une autre catégorie chez les promoteurs, passer dans une autre division. »

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- Les divisions au sein de la majorité ? « Nos amis écologistes ne voyaient rien à redire quand on leur a présenté le dossier. Et à partir du moment où Notre Dame des Landes a été abandonné par le gouvernement, ils se sont aperçus qu’ils n’avaient rien pour se distinguer. Ils ont sauté sur YelloPark, juste par opportunisme. »

- La position de Johanna Rolland ? « C’est Johanna qui fera l’arbitrage final car c’est elle qui porte le risque. Aujourd’hui, je pense que le dossier continue d’avancer. Il y a des points qui doivent être encore clarifiés. Les porteurs du projet avaient pris un peu de retard sur le montage financier. C’est pour ça que nous n’étions pas en l’état de délibérer dès le 5 octobre. Il ne faudrait pas que ça aille au-delà du conseil communautaire de décembre car il ne faut plus trainer. Ce ne serait pas raisonnable. »

- Johanna Rolland pourrait-elle enterrer le projet ? « Ce n’est pas ma prévision la plus raisonnable mais cela peut arriver. Et ce qui peut arriver aussi, c’est que ce soient les porteurs des projets qui jettent l’éponge. Mais ça aussi c’est peu probable. Car depuis que le projet est lancé, l’économie du football s’est modifiée par l’explosion des droits télé, ce qui donne des capacités supplémentaires de remboursement de prêt au FCNantes. »

- Les capacités financières des porteurs du projet ? « Yoann Joubert, il n’a pas de marge. Il n’a pas les épaules pour porter un projet de cette envergure mais Waldemar Kita les a et le président du FC Nantes a les moyens d’aller chercher l’argent qu’il n’a pas. »

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- Et l’inspecteur des finances publiques que vous êtes n’est pas intéressé par les montages financiers de Waldemar Kita ? « D’abord, on ne m’a pas demandé de contrôler leur légalité. Je pense qu’il y a des gens qui ont fait ça très bien. Ensuite, si vous trouvez un seul investisseur dans un club de football qui ne fait pas d’optimisation fiscale, vous me donnez l’adresse ! »

Kita YP> A lire (ou à relire) : les enquêtes de Mediacités sur

Waldemar Kita, ses affaires, ses montages et le FC Nantes.

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Son vote Macron en 2017  

Membre du Parti Socialiste depuis 1983, Pascal Bolo a fait une seule entorse à sa fidélité au PS : il vote Emmanuel Macron dès le 1er tour de l’élection présidentielle de 2017 alors que son parti soutient Benoît Hamon.

- Son vote Macron, une trahison ? « Je me suis brusquement émancipé. Avant, je n’aurais jamais fait ça sans demander la permission à Jean-Marc (Ayrault, ndlr). Là, je ne l’ai pas fait. J’ai été hollandais plus que Jean-Marc, mais Hollande n’a pas été en situation de se présenter. Moi j’ai attribué cette situation, certes aux erreurs qu’il a pu faire, mais aussi essentiellement aux frondeurs et à la manière dont il avait été torpillé de l’intérieur, par Hamon et ses copains que je considère comme des résidus de gauchistes avec lesquels on ne fera rien de bon. »

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- Pourquoi avoir fait un temps sa campagne ? « Mon tort a été de faire campagne pour Hamon une demi-journée et me faire photographier en distribuant ses tracts. C’était une connerie. J’ai voté Macron, car je ne pouvais pas voter Hamon. Je l’ai toujours pris pour un branquignole. Hamon a inventé la candidature socialiste inutile. Celui qui avait le discours qui me plaisait le plus, c’était Peillon. Mais, à l’évidence, il ne passait pas. Dans la même configuration aujourd’hui, je revoterais Macron. Et pourtant, je suis en totale opposition avec la politique d’Edouard Philippe en ce moment. » 

- Les ambiguïtés des autres socialistes ? « Il n’y a que David Samzun (maire de Saint-Nazaire, ndlr) et moi qui revendiquons avoir voté Macron au premier tour de l'élection présidentielle, mais plein l’ont fait. Si vous croisez tous les socialistes qui prétendent ne pas avoir voté Macron avec les scores qu’il a réalisé, il y a un problème. Il a fallu qu’il trouve les électeurs quelque part. »

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Son avenir au sein de la municipalité 

- Sur une liste Rolland en 2020 ? « A l’heure actuelle, je suis prêt à repartir. Je crois que c’est ce que je sais faire de mieux. On a un bilan à porter et j’espère y avoir contribué. »

- Si Johanna Rolland ne souhaite pas repartir avec lui ? « Je trouverais ça dur quand même. Mais ça peut arriver. Nécessité fait loi ! »

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Ses espoirs d'un autre mandat ? 

« Quand il a fallu renouveler le siège de député de Jean-Marc Ayrault dans la 3ème circonscription, je me suis posé la question. J’étais même potentiellement candidat. Mais d’une part, Johanna m’a dit "tu vas te faire chier" et d’autre part, c’était trop compliqué avec les adhérents du PS de Saint-Herblain qui n’auraient jamais accepté ma candidature,  ayant quitté la ville pour Nantes. J’en ai voulu à Jean-Marc Ayrault de ne pas avoir soutenu ma candidature. Si on prenait en compte les aventures De Rugy ou la succession à la mairie de Nantes, il aurait pu me donner un petit coup de pouce. Mais il a été, comme d’habitude, extrêmement lucide, et il a vu que ça ne passerait pas. »

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Une candidature de Rugy à Nantes ? 

« C’est à exclure. Une élection, ça se prépare. On est trop proche de l’échéance. Faudrait qu’il arrive à monter des choses et je n’ai pas l’impression que cela soit le cas. François de Rugy est un opportuniste de première catégorie. Mais il a surtout du flair sur les circonstances politiques qui lui permettent d’avancer. Et là, La République en Marche est quand-même moins à la mode. Franchement, je n’y crois pas. Mais si François de Rugy se présente avec En Marche, il me trouvera en opposition déterminée. »

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Diplômé du CFPJ (après une Licence de Communication), j'ai débuté ma carrière dans le groupe Europe 1 (Europe 2, Europe 1), avant d'occuper un poste de journaliste au sein de la rédaction de Radio Fidélité à Nantes. Après une année passée à la rédaction française de Radio Vatican à Rome, j'ai fait un retour à Radio Fidélité en tant que rédacteur en chef jusqu'en avril 2017. J'ai réalisé quelques piges également pour Télénantes, France 3, France Bleu et La Croix. Depuis septembre 2017, je collabore avec Médiacités Nantes et les radios RCF des Pays de la Loire (RCF Anjou, Vendée et Sarthe).