L’égalité devant la loi semble être devenu un principe plus compliqué qu’il ne paraît de prime abord. Valérie Pécresse, la candidate LR à la présidentielle vient d’en faire l’amère expérience. Comme le révèle Le Monde, le préfet de la région francilienne, Marc Guillaume, a rendu public le 16 février dernier un courrier dans lequel il demande à la présidente du conseil régional d’Ile de France de renoncer à l’une de ses mesures les plus emblématiques : son « bouclier de sécurité ». Concrètement, il s'agit de subventions accordées aux communes qui souhaitent installer des systèmes de vidéosurveillance, ou équiper leurs polices municipales d’armes à feu, de gilets pare-balles, de caméras-piétons, de véhicules, etc.

Cela ne vous rappelle rien ? Souvenez-vous : il s’agit, trait pour trait, des mêmes disposition que le « pacte régional de sécurité » lancé en mars 2021 par Christelle Morançais. A l’époque, la présidente (LR) du Conseil régional des Pays de la Loire ne faisait d'ailleurs pas preuve de plus d’originalité, puisque son texte était lui aussi la copie conforme de celui adopté cinq mois plus tôt par Laurent Wauquiez en Auvergne - Rhône-Alpes. Et, à peu de choses près, de l’arsenal déjà dégainé par Christian Estrosi en 2017. Des pactes de sécurité qui, comme le révélait Mediacités en mai 2021, jurisprudence à l’appui,

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer le débat public.
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