Fin de partie pour Ekito, la pépite toulousaine du numérique

L'accélérateur de start-up et entreprise de services informatiques a été déclarée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse. L'endettement important et le manque de trésorerie ne permettent pas de poursuivre l'activité.

Ekito
Le “Grand builder”, immeuble amiral de l’accélérateur de start-up Ekito, a été inauguré en février 2015 en présence d’Axelle Lemaire, alors secrétaire d’État au numérique. Photo: Gael Cérez

Le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé, le 13 novembre, la liquidation judiciaire d'Ekito. Comme nous l'indiquions le 23 octobre, l'entreprise de services informatiques et d'accélération de start-up était en grande difficulté financière. Selon le jugement consulté par Mediacités, Ekito a vu son chiffre d'affaires passer de 2,2 million d'euros à 1,9 million d'euros, pour un effectif réduit de 23 à 11 salariés entre 2016 et 2017 (et non 1,7 million d'euros de chiffre d'affaires et 13 salariés en 2017, comme nous l'indiquions précédemment). Deux projets de reprise étudiés par des salariés et un entrepreneur externe ont été abandonnés en septembre et en octobre.

Entendu par les juges consulaires le 9 novembre, Benjamin Böhle-Roitelet, président d'Ekito, a rejeté la responsabilité de la situation. « Ekito a été fragilisée par les malversations opérées par notre directeur administratif et financier (en 2011, ndlr). Nous avons également été victimes d'actes malveillants, avec de grosses tensions sociales et blocages des équipes », a-t-il déclaré. Des propos jugés consternants par le représentant du personnel, présent lors de l'audience, comme le souligne le tribunal de commerce dans son jugement.

Le dirigeant demandait « une liquidation judiciaire avec poursuite d'activité, afin de permettre une vente dans les meilleures conditions possibles ». Rappelant le montant du passif « évalué à 355 000 euros » et l'état de cessation des paiements au vu de la trésorerie d'Ekito (environ 20 000 euros sur . . .

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Temps de lecture : 2 minutes

Par Gael Cérez