Avec le cercle laïque Jean Chaubet, le centre culturel des Minimes est l’une des plus anciennes associations d’éducation populaire de la Ville rose. Fondée en 1926, elle fait partie des 14 associations conventionnées avec la mairie de Toulouse. Depuis un siècle, elle accueille les enfants du quartier dans un lieu commun dédié à l’apprentissage, la formation, et l’épanouissement culturel et citoyen.
« Selon un document de 1927, le patronage laïque de l’école des garçons Pierre de Fermat (son premier nom, NDLR) existait même avant la Première guerre mondiale, mais il se serait renforcé en 1925. C’était un ancêtre du périscolaire et il payait aussi des bourses au mérite », relate le coordinateur du centre culturel des Minimes, Nicolas Suchet.
En 1938, le patronage laïque de l’école des garçons Pierre de Fermat est rebaptisé Cercle laïque Frédéric Estèbe, du nom d’un administrateur colonial (1863–1936) et enseignant de métier, ayant grandi à Toulouse. En parallèle de son rôle éducatif, le centre organisait des kermesses, tombolas et autres soirées, en lien avec les écoles et le cinéma du quartier.
« Le centre a toujours été une émanation d’initiatives citoyennes, grâce à des personnalités fortes comme Etienne Billières et Frédéric Estèbe, qui ont politisé les choses. Après la Deuxième guerre mondiale, apparaît l’idéal de l’éducation populaire, puis le centre sera affilié dans les années 1960 à la Ligue de l’enseignement. Nos cent ans sont l’occasion de donner la parole à ceux qui ont contribué à son histoire, comme Thierry, qui a pris ses premiers cours de guitare, enfant, ici, et qui va donner des cours …