Dans le sinueux parcours de Gérald Darmanin, il est un détour peu souvent commenté : son mandat, jusqu'en octobre 2018, de vice-président de la Métropole européenne de Lille « chargé de la sécurité et du contrôle d'accès dans les transports publics ». Eh oui, le ministre d'Emmanuel Macron est aussi le « Monsieur Portillons » du métro nordiste. Et il n'est pas sûr que cette qualité lui vaille aujourd'hui beaucoup de suffrages... Comment comprendre que la MEL, à son instigation, ait dressé des barrières de verre et d'acier sur le chemin des usagers, et qu'elle réfléchisse aujourd'hui à rendre les bus, les trams et le métro non payants ?
Une facture de 61 millions
Tout se présentait pourtant bien, début 2015, quand l'élu communautaire, encore maire de Tourcoing, s'est emparé du dossier. Les agglomérations de Bruxelles et Lyon ne venaient-elles pas de doter leurs métros de portillons automatiques ? A Lille, le sentiment d'insécurité exprimé par les usagers du VAL semblait justifier pareille régulation des accès aux quais. Autre fonction des machines annoncées dans sept stations, puis sur la totalité des deux lignes : dégonfler le taux de fraude astronomique enregistré par Transpole (18,3 % en 2014, soit un manque à gagner de 14,4 millions d'euros).

https://www.mediacites.fr/decryptage/lille/2017/08/31/la-guerre-anti-fraude-des-transports-lillois/

Les plus fins observateurs auront cependant remarqué qu'avec insistance, le 17 avril 2015 devant le conseil de la MEL, Gérald Darmanin a attribué une partie de la décision au président Damien Castelain et à Rudy Eelegest, maire de Mons-en-Baroeul, président de la commission « Mobilité et . . .

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