Pour reprendre la mairie de Roubaix à la gauche en 2014, Guillaume Delbar (UMP à l’époque) avait dû batailler ferme. Il ne l’avait emporté que d’un peu plus de 300 voix sur le maire PS sortant, Pierre Dubois, après un second tour inédit qui avait vu s’affronter quatre listes, en comptant celles d’André Renard (divers gauche) et du FN Jean-Pierre Legrand. Tant d’efforts n’étaient pas gratuits, comme le prouve l’enquête exclusive de Médiacités : chaque voix de Guillaume Delbar lui a coûté 8,90 euros de dépenses électorales, un record parmi les 32 grandes villes de la métropole lilloise.

A Croix, le maire sortant UMP, Régis Cauche, avait dépensé presque autant que son voisin roubaisien, 8,80 euros de dépenses électorales pour gagner une voix. Il faut dire qu’à l’époque, Régis Cauche affrontait une dissidence interne à l’UMP, en la personne d’André Hibon. Le sortant avait donc « mis le paquet » pour être sûr de l’emporter. Objectif atteint. Malgré les 26 % des voix obtenues par le dissident au premier tour et ses 30 % au second, la ville était restée aux mains de Régis Cauche.

Dans notre tableau ci-dessous, la médaille de bronze des dépenses électorales de 2014 revient à Gérald Darmanin. Le ministre du Budget avait alors beaucoup ferraillé, et dépensé, pour chasser le socialiste Michel-François Delannoy de la mairie de Tourcoing. Ses 8 euros de dépenses électorales par voix obtenues au second tour avaient porté leurs fruits et le jeune député UMP devenait le benjamin des maires de grandes . . .

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