Dimanche, il fêtait l’Épiphanie. Aujourd’hui, il est à la barre. À 68 ans, le cardinal Barbarin est finalement venu à son procès pour non-dénonciation d’agressions sexuelles et non-assistance à personne en péril, dans l’affaire du père Bernard Preynat, qui a fait près de soixante-dix victimes chez les scouts de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône) entre 1972 et 1991.

Béret enfoncé sur la tête, il a affronté les flashs médiatiques en arrivant à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Lyon, ce lundi matin. Après avoir bénéficié d’un classement sans suite en août 2016, le primat des Gaules est cité à comparaître aux côtés de cinq autres prévenus.

À 13 h 45, après les débats techniques du matin sur la forme, l’archevêque de Lyon est appelé à la barre. Raide, l’homme d’Église affronte le regard de la présidente du tribunal Brigitte Vernay. À sa droite, dans le box des prévenus, on retrouve ses anciens collaborateurs et leurs avocats, des ténors du barreau de Lyon.

Parmi les prévenus se trouve Pierre Durieux, son ancien directeur de cabinet, accusé d’avoir eu connaissance de faits d’agressions sexuelles entre 2014 et 2015, date du dépôt de plainte d’Alexandre Hezez-Dussot, une victime du père Preynat qui a lancé l’alerte et cofondé l’association de victimes La Parole libérée.

Puis vient Thierry Brac de la Perrière, ancien évêque auxiliaire du diocèse de Lyon et actuel évêque de Nevers. Ce dernier est accusé d’avoir été informé de faits sans en informer la justice dès 2011.

« S’il y en a un qui doit parler, c’est bien moi »

Au second rang, Régine Maire, en charge d’écouter les victimes de prêtre dans le diocèse, avait notamment organisé une « séance de pardon » avec le père Preynat et une . . .

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