Le réchauffement climatique, l’argument trompeur des « pro-barrages »

Malgré l’arrêt de Sivens, les "marchands d'eau" ne désarment pas : il faut construire de nouvelles retenues pour contrer l’effet du réchauffement climatique. Un argument qui occulte tout questionnement sur la monoculture du maïs irrigué. Et si l’on s’interrogeait sur un meilleur usage de l’eau ?

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Evacuation de la Zone a Defendre des opposants au barrage de Sivens par les forces de l’ordre, le 6 mars 2015. Photo: Fred Scheiber.

Les saumons ne remontent plus la Garonne, les truites disparaissent à leur tour, sans compter les huîtres du bassin d'Arcachon, également victimes de la pollution... La sombre description d'un fleuve transformé en égout à ciel ouvert, avec « ses odeurs fétides », est le plus noir des trois scénarios imaginés par l'Agence de l'eau Adour-Garonne à l'horizon 2050 si rien n'est fait pour se prémunir du changement climatique. Ce scénario est reconnu comme caricatural ? Peu importe ! Cela n’a pas empêché Martin Malvy de s’en saisir pour tirer la sonnette d’alarme. « Il est urgent d'agir », assène l'ex-président (PS) de la région Midi-Pyr . . .

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Publié le

Temps de lecture : 6 minutes

Par Stéphane Thepot