Avec près de 18 000 logements sur la métropole, Toulouse Métropole Habitat (TMH) est le premier bailleur social de Haute-Garonne. L’Ancols (Agence nationale de contrôle du logement social) vient de publier, avec quelques mois de retard du fait de la crise sanitaire, son rapport de contrôle 2019 sur TMH. Le constat est sévère pour l’organisme. Trois points sont plus particulièrement soulevés : le non-respect des obligations sur l’amiante, la gestion inéquitable des attributions et les frais élevés de gestion, qui font de TMH le deuxième organisme le plus coûteux de France.

Dans son rapport, l’Ancols donne tout d’abord quelques bons points à TMH. Parmi les satisfécits, « l’occupation sociale avérée » des logements, la « gestion de proximité renforcée » ainsi que l’« effort de réhabilitation et l’implication dans les projets ANRU ». Mais plusieurs irrégularités sont aussi relevées par l’Ancols. D’abord TMH rend avec retard les dépôts de garantie aux anciens locataires : en 2018, pour 641 cautions qui devaient être rendues dans le mois, 550 n’ont pas été versées dans les temps.

Plus grave, l’office n’est toujours pas à jour de ses obligations réglementaires sur l’amiante. TMH est pourtant particulièrement exposé à ce risque : sur 17 700 logements, 12 000 datent d’avant 1997. Le repérage de l’amiante réalisé dans les parties communes a identifié sa présence dans 90 résidences (5 500 logements). Or . . .

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