Face à la passivité du rectorat, des professeures se mobilisent pour lutter contre le sexisme à l’école

Opacité, manque de financements, directives inopérantes : les professeures du collectif "Ça commence à l'école" dénoncent le manque d'initiatives de l'Éducation nationale et du rectorat de Toulouse dans la prévention du sexisme et des violences sexuelles. Et y opposent des initiatives concrètes, qu'elles espèrent voir se généraliser.

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Illustration : Jean-Paul Van Der Elst.

Manifestations, casserolades, tribune dans Mediapart... La révélation de viols présumés aux abords du collège Lamartine, à Toulouse, a mis en « effervescence féministe » la communauté enseignante toulousaine et donné naissance au collectif "Ça commence à l'école". Celui-ci s'est à nouveau mobilisé ces derniers mois, en s'emparant d'un nouveau cas de sexisme : la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos d'élèves dénudées du collège Jean-Pierre Vernant. Pour les membres du collectif, ces affaires ne sont ni des cas isolés ni de simples faits-divers : elles révèlent les carences de la prévention des violences sexistes et sexuelles à l'école.
Mutisme
Un soir de novembre 2020, des professeures, des assistantes d'éducation et des éducatrices de l'agglomération toulousaine se réunissent à la Bourse du Travail, place Saint-Sernin, pour discuter des cas de sexisme dans leurs établissements respectifs. Une professeure de lycée professionnel évoque, à condition de rester anonyme, les remarques misogynes non sanctionnées – « voire carrément tolérées » - de la part d'élèves ou de professeurs de son établissement. Une collègue abonde : « Pas une journée sans . . .

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Léna Coulon