Lanceur d’alerte : l’expression est en vogue, et le statut est désormais inscrit dans la loi de protection Sapin II. Mais ce qui définit le mieux un lanceur d’alerte reste le risque de représailles et d’ostracisme professionnel auquel il s’expose. Entré à la SNCF en 1999, ingénieur depuis 2006 de la Direction des achats informatiques, basée à Lyon, Denis Breteau l’a vérifié à ses dépens.               

Au lendemain de Noël, le 26 décembre dernier, ce cadre de 53 ans a été licencié par l’entreprise publique, selon les informations recueillies par Mediacités, et publiées également ce matin par Le Parisien. Une radiation qui, pour Sud-Rail, n’est que « l’aboutissement du harcèlement discriminatoire engagé contre ce lanceur d’alerte » : le syndicat l’affirme dans une lettre adressée le 15 janvier au PDG de la SNCF, Guillaume Pépy, par les membres SUD du conseil de surveillance et d’administration de la SNCF. Selon Denis Breteau, cette radiation fait suite à six années de discrimination, harcèlement et placardisation.

Sollicitée par Mediacités, la direction de la SNCF n’a pas voulu nous répondre. Mais dans un courrier adressé à Denis Breteau le 16 janvier, signé par son PDG Guillaume Pépy, l'entreprise justifie ce licenciement par le refus de plusieurs postes proposés à son employé :  « En dépit de diverses relances . . .

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