Une liste interminable d’anomalies à l’IAE de Lille

Depuis plus de deux ans et demi, la Cour des comptes enquête sur l’Institut d’administration des Entreprises (IAE) de Lille. Dans son viseur, les innombrables dysfonctionnements du département des relations internationales qui pourraient aboutir à des poursuites pénales. Un diagnostic sévère, corroboré par un audit secret de l’université de Lille.

xLille-IAE-2
La façade de l’IAE, avenue du Peuple Belge à Lille. Photo J.Trentesaux

Bientôt l'épilogue ? Le temps d'examiner de nouveaux documents reçus le 15 janvier et la Cour des comptes décidera, dans les prochains jours, des suites à donner à une discrète enquête lancée en 2016. Elle porte sur le département Relations internationales de l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Lille, l'école de management qui dépend de l'université de Lille. « Les possibilités sont multiples, explique-t-on au sein de l'institution chargée du contrôle des fonds publics. Cela peut aboutir à une simple communication du Procureur général, une transmission au Procureur de la République ou une mise en cause pour gestion de fait auprès de la Cour de discipline budgétaire et financière... » Gestion de fait ? Le terme apparaît précisément dans un audit interne de l'université, qui n'a jamais été rendu public à ce jour.               

Pour comprendre, il faut remonter plus de quatre ans en arrière. En octobre 2014, Anissa Habane est embauchée comme responsable administrative du département Relations internationales de l'IAE, qui gère notamment les délocalisations de diplômes dans des écoles et universités étrangères. On lui remet alors un carton bourré de dossiers non traités concernant des étudiants des promotions antérieures. « Je me rends alors compte qu'il y a un retard monumental dans les inscriptions, se souvient-elle. Et je me dis qu'il va me falloir tout remettre à plat. » Mais au fil des mois, Anissa Habane découvre des choses beaucoup . . .

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. Aujourd’hui, plus de 5 300 abonnés soutiennent notre travail. Mais ce n’est pas suffisant : nous recherchons 2 000 abonnés d’ici la fin 2022 pour continuer à enquêter. En vous abonnant aujourd’hui, dès 7 euros par mois, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment

Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 7 minutes

Par Ludovic Finez