La situation se tend à Calais. Ce 31 mars au petit matin, quatre cars de gendarmerie et trois de CRS se sont rendus au camp de la zone industrielle des Dunes, où 200 tentes de migrants ont été installées. Selon nos informations, les forces de l’ordre auraient dû procéder à l’évacuation sanitaire de près de 300 migrants hébergés sur ce site, situé à quelques mètres de l’ancienne « Jungle ». Mais les bus qui devaient les emmener vers des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) « sur la base du volontariat », nous précisait hier le préfet Fabien Sudry, ne sont jamais arrivés. Les services de l’Etat se sont en effet aperçus à la dernière minute que le nombre de places disponibles était insuffisant…

Cette opération va finalement être ajournée de quelques jours, assure le préfet. Elle a été décidée à la suite de la détection de la contamination au Covid‐19 de deux migrants du Calaisis, comme nous sommes en mesure de le révéler. Alerté par les associations locales, l’Etat a réagi en urgence voici quelques jours en louant 23 appartements dans la région de Calais afin d’y confiner les migrants touchés par le virus. Les deux premiers migrants infectés ont y ont placés et sont suivis par une équipe médicale. « On a enfin compris que le logement allait avec le sanitaire », soupire Antoine, responsable de l’association humanitaire Utopia 56, qui se réjouit que le gouvernement ait pris la mesure du risque sanitaire majeur de l’absence de confinement des exilés.
« Un concentré de misère du monde »

A Calais, près d’un millier de migrants – d’après les associations humanitaires …

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