C’était à prévoir. Élue dès le 1er tour des municipales le 15 mars, avec une majorité de seulement 44 voix au dessus des 50 %, Natacha Bouchart voit sa victoire à l'arrachée contestée en justice. La maire sortante (LR-LREM) avait pourtant laissé ses rivaux loin derrière : Virginie Quenez à la tête des gauches et des écologistes (25%) et Marc-Alexandre de Fleurian, candidat RN (18%). Mais ces derniers sont loin d’être résignés comme le montre la multiplication des procédures contre cette élection.

C’est le Rassemblement National qui a ouvert le feu judiciaire. Le 20 mars, Marc-Alexandre de Fleurian a déposé un recours en annulation des opérations électorales devant le tribunal administratif de Lille. Dans un copieux mémoire justificatif de 29 pages, le candidat RN multiplie les arguments.

Il y dénonce notamment l’opération de préemption menée en décembre dernier par la Ville de Calais sur un bien qu’il était en train d’acquérir. Réalisée sous couvert juridique du plan de relance des commerces en centre-ville (le bien est un ancien restaurant), cette opération avait en fait un objectif politique. Dans un article de Libération, Natacha Bouchart l’assume d’ailleurs pleinement : « J’ai toujours combattu le Front national. Hors de question que je le laisse s’installer en plein centre-ville. » Fort de cette déclaration de guerre . . .

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