Mais où est Violette ? Ce dimanche 19 janvier 2014, la petite bande des colistiers de Martine Aubry se retrouve, dans une ambiance bon-enfant, pour la photo de campagne. Mais Violette Spillebout n’y figure plus. La surprise est d’autant plus grande que tout était prévu. L’ancienne directrice de cabinet devait occuper la 9e place de la liste et était pressentie pour devenir adjointe à l’éducation. Un point fort du programme du nouveau mandat.

Pour éviter tout risque d’incompatibilité, la directrice de cabinet de Martine Aubry avait été exfiltrée de son poste à l’été 2013 et propulsée, sur demande de Martine Aubry auprès du président de la SNCF Guillaume Pépy, à la direction régionale de Gares & Connexions. Un job en or, bien payé, qui lui permettait de rester à Lille et de s’investir dans la campagne. Seulement voilà ! Rien ne s’est passé comme prévu. Pour quelle raison ?                        

Six ans plus tard, alors que les deux femmes s’affrontent pour le Beffroi dans un combat inédit, personne ne semble avoir l’explication. Normal. Tout s’est passé le lundi 6 janvier 2014, lors d’une réunion de 2 heures entre Martine Aubry et Violette Spillebout. Elles seules savent donc ce qui s'est dit ce jour là où la séparation a été actée. Ce qui n’empêche pas les spéculations d’aller bon train. Mediacités a essayé de démêler le vrai du faux en écoutant les versions d’une vingtaine de protagonistes ainsi que les principales intéressées (voir encadré "En coulisses"). Et en cherchant, à défaut de certitudes, on finit toujours par découvrir des choses intéressantes…
Rester à la SNCF ? « Un choix important et courageux »
Commençons par la version de Violette Spillebout. « Vous penserez ce que vous voulez mais pourtant l’histoire est simple, nous indique-t-elle le 11 mars dernier lors d'un entretien tendu. J’étais depuis quatre mois à la SNCF et j’ai eu une vraie révélation pour un milieu que je ne connaissais pas. J’ai réfléchi pendant mes quinze jours de vacances et, le 6 janvier 2014, à 40 ans, j’ai fait un choix important et courageux. Je ne le regretterai jamais. » Un choix qui fera dire quelques années plus tard au président du département du Nord Jean-René Lecerf que « Violette Spillebout mange la main qui l'a nourrie ».

Sur son site de campagne pour les municipales, l’ancienne directrice de cabinet évoque trois désaccords de fond avec la maire de Lille sur des choix culturels, éducatifs ou la politique menée vis-à-vis des commerçants. Ces divergences n’ont pourtant pas empêché Violette Spillebout d'être chargée de rédiger le programme de la candidate Aubry pour le mandat 2014-2020 (dont les priorités étaient, rappelons-le, le logement, l'emploi et... l'éducation), ni de participer à la campagne de son ancienne patronne . . .

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