«Indépendance, découverte, respect et partage » : telles sont les convictions du Routard, affichées en lettres capitales au dos de ses guides. L’un des derniers-nés, intitulé Lille, une métropole culture et design, ne fait pas exception à la règle. Lancé en grande pompe début septembre et tiré à 20 000 exemplaires, l’ouvrage, proposé au prix de 12,90 euros s’est écoulé en quatre semaines à… 478 exemplaires.

« L’idée, avec ce genre de livres, ce n’est pas de gagner de l’argent mais de la visibilité, observe un journaliste, lui-même auteur de plusieurs guides de voyage. Ce qui est gênant, c’est que le Routard se targue d’être indépendant, alors que certains des ouvrages de la collection se résument à du publi-reportage. On fait croire au lecteur qu’il a entre les mains un Routard normal alors que ce n’en est pas vraiment un, c’est une commande passée par une collectivité. Une opération de communication qui coûte très, très cher, pour des retombées difficiles à mesurer. » Si on en croit les responsables du fameux guide, les établissements mis en avant dans ses pages verraient leur fréquentation augmenter en moyenne de 20 à 30 %. En période de crise sanitaire, c’est plutôt alléchant.

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