Le vent tourne. Depuis la fin janvier, les élus des communes situées autour de l’aéroport Lille-Lesquin parlent presque d’une seule voix pour contester le projet de « modernisation » porté par la société Aéroport de Lille. Aux côtés de la mise aux normes des équipements aéroportuaires, le concessionnaire prévoit d’agrandir la piste principale et de doubler la surface de son aérogare. En ligne de mire : une hausse modeste du nombre de vols d’ici 2039 (+17 %) pour un nombre de passagers qui pourrait, lui, atteindre 3,9 millions d’ici vingt ans, soit une hausse de 78 % par rapport à 2019.

Ces hypothèses, peu de riverains et d’associations semblent y croire, comme le racontait récemment Mediacités. Les voilà maintenant rejoints par les élus locaux. Car, dans le cadre de l’enquête publique qui prendra fin mardi 1er mars, les collectivités « intéressées par le projet au regard des incidences environnementales notables […] sur leurs territoires » doivent également rendre un avis sur la transformation de l’aéroport. Et le temps presse : elles doivent se prononcer avant le 16 mars — soit 15 jours après la clôture de l’enquête —, comme le stipule le Code de l’environnement.

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Journaliste pour l’édition lilloise de Mediacités, je suis chargé de la rédaction de la newsletter hebdomadaire de Mediacités et, de temps à autres, de quelques enquêtes et analyses. Mes sujets d’intérêt : l’environnement, la surveillance et le numérique. Je m’occupe également de la mobilisation du public pour les quatre éditions de Mediacités, c’est-à-dire des appels à témoins, des enquêtes participatives et de la relation avec nos lectrices et lecteurs. Et comme nous sommes une petite équipe, je touche parfois à de nombreux autres sujets (communication visuelle, financement, Société des Amis de Mediacités…).
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