«Dialoguer avec tout le monde ». C’est le credo d’Agnès Marion, candidate du FN dans la 10e circonscription du Rhône pour les législatives des 11 et 18 juin prochains, quand on la questionne sur ses accointances. Les royalistes ? « Je partage avec eux l’intérêt de la France ». Les traditionalistes ? « Je vais régulièrement à des messes de l’ancien rite ». Et de tacler Monseigneur Barbarin « qui a appelé à voter Macron mais n’a rien dit contre la gestation pour autrui (GPA) défendue par le candidat, une pratique esclavagiste de marchandisation du corps des femmes ». Une rengaine FN sans nuance. Le nouveau président de la République s’est prononcé contre la GPA en France mais pour la reconnaissance des enfants nés de mères porteuses à l’étranger, comme l’enjoint la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Les identitaires ? « Des lanceurs d’alerte ». En défendant la « remigration » face au « grand remplacement », ils auraient donc eu raison avant tout le monde. Logique alors que l’étanchéité avec cette mouvance – un temps de mise dans un FN cherchant à se normaliser – devient poreuse... En février, Agnès Marion expliquait sur TLM que ça ne l’aurait pas dérangée d’assister à la « soirée des patriotes » organisée par les identitaires dans le Vieux Lyon en marge des Assises du Front national. Malgré les propos sans équivoque rapportés par Buzzfeed.

Dans la lignée de Marion Maréchal-Le Pen

Mais l’élue connaît les limites à ne pas franchir. Peu de chances de la croiser dans des rassemblements de l’extrême-droite radicale ou des intégristes, contrairement à d’autres militants du Front. « Elle ne défend pas les fachos comme le FN à l’ancienne où certains étaient capables de tout. Dès lors que ces . . .

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