Réserve parlementaire : la très habile répartition de Gérard Collomb

Plus de 90% de son enveloppe sur trois ans : l'ex-sénateur Gérard Collomb s’est montré généreux à l’égard des maires « sans étiquette » et centristes qui soutiennent le (toujours) président du Grand Lyon… Gérard Collomb.

Gérard Collomb (2015) | Gérard Collomb (2015) [AT]
Sénateur, Gérard Collomb privilégiait les communes dirigées par des maires membres des groupes métropolitains “Synergie-Avenir” et “Centristes et indépendants” quand il s’agissait de distribuer sa réserve parlementaire. photo : Andia.

Le 1er juin, François Bayrou annonçait la suppression de la réserve parlementaire au menu  de son projet de loi « rétablissant la confiance dans l’action publique ». Et il en profitait pour dénoncer « la dérive clientéliste » de ce dispositif. L'ancien ministre de la Justice [il a remis sa démission du gouvernement ce 21 juin au matin] n’a pas besoin d’aller chercher très loin des exemples… Mediacités a étudié dans le détail la répartition de l’enveloppe de son collègue ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. Résultat, tout indique que celui qui siégeait encore au Sénat il y a quelques semaines a usé de sa réserve parlementaire pour renforcer sa majorité à la Métropole de Lyon.

Sur les trois dernières années (2014, 2015 et 2016), 93% de la manne du sénateur Collomb a profité à des communes dirigées par des maires membres des groupes politiques Synergies . . .

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Temps de lecture : 3 minutes

Par Alexandre Léchenet