Tout ça pour ça ? « Il faut dépolluer les Alpes dès maintenant », clamait en décembre dernier, en plein pic de pollution à Lyon et Chamonix, Patrick Mignola, le vice-président (Modem) d’Auvergne Rhône-Alpes chargé des Transports. « La Région va lancer un grand plan pour la relance du fret ferroviaire alpin », renchérissait le président Laurent Wauquiez. Simultanément, la collectivité initiait une vaste consultation auprès des opérateurs de fret, des grands chargeurs (les utilisateurs du fret), des organisations syndicales ou encore des associations environnementales afin d’élaborer des « solutions concrètes » dès janvier pour que le report modal soit effectif « en 2017 ». Une quarantaine de contributions avaient été enregistrées et restituées lors d’un colloque à Chambéry le 13 avril. Résultat ? Pschittt…

A la lecture du rapport final, qui sera soumis au vote de l’assemblée plénière le 29 juin, et que Mediacités s’est procuré, force est de constater que les camions qui transitent entre France et Italie ne sont pas près de prendre le train.  Il ne reste quasiment rien, dans ce texte signé Laurent Wauquiez, des contributions reçues. Le « plan d’actions régional » se limite à de belles déclarations : la « mise en place d’une politique régionale en matière de fret afin de favoriser le report modal »,  la création d’« un comité de pilotage » pour obtenir les « évolutions législatives et réglementaires » nécessaires et la « relance de l’Autoroute ferroviaire alpine [AFA] », le service de navettes de trains transportant les camions entre Aiton en Maurienne et Orbassano près de Turin. L’AFA doit être prolongée vers l’ouest, jusqu’à Lyon, et une subvention de 10 millions d’euros . . .

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