Le pire a été évité de justesse. Le 8 janvier dernier, selon nos informations, un Afghan a tenté de s’immoler devant la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile (Pada) de Lyon, rue Garibaldi, dans le 7e arrondissement. L’homme d’une trentaine d’années a allumé un feu avec des papiers et des sapins de Noël déposés sur une place du quartier au lendemain des fêtes, avant de s’asperger de produit inflammable et de tenter d’allumer un briquet. Grâce à une intervention rapide des salariés de l’association Forum Réfugiés, chargée de la plateforme d’accueil, il n’a pas été blessé et a été brièvement pris en charge en hôpital psychiatrique. La lenteur de l'étude de son dossier dans la métropole de Lyon semblerait, en partie, expliquer ce geste désespéré.

Le jeune homme avait déjà commis des tentatives de suicides, en France puis en Suisse, où il s’était rendu après le rejet de sa demande d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Alors qu’il bénéficiait d’un hébergement et d’une aide financière dans la métropole de Lyon, ce départ aurait entraîné la perte des aides de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). C’est cette suspension, incomprise par le jeune Afghan, qui aurait entraîné un nouveau passage à l’acte. « C’est un incident très exceptionnel, avec une personne dont les troubles psy sont identifiées », précise Forum Réfugiés. De son côté, la préfecture affirmait mercredi 17 janvier ne pas avoir été informée de l’incident.

« Cet incident, c’est l’effet de la procédure d’asile sur les personnes les plus fragiles »

Si la fragilité psychique du jeune homme est donc à prendre en compte, les délais . . .

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