«La politique, c’est l’art du possible ! », lui lance le prof de théâtre. A l’école Atre, qui forme des comédiens à la méthode Meisner, il prend le temps de se faire expliquer cette technique de jeu basée sur les interactions entre partenaires de scène. Dans la montée de la Grande-Côte, il s’arrête dans un café puis dans une librairie. Plus tard, il s’attablera pour une collation aux Halles de la Martinière. Ce jeudi 16 mai, David Kimelfeld déambule dans le 1er arrondissement de Lyon. Le président de la Métropole s’adonne à une de ses « rencontres territoires ». La quatrième du genre en moins d’un mois, après celle de Vaulx-en-Velin, Meyzieu et Décines, celle du 7e arrondissement et celle de Limonest. Il est passé par ici, il repassera par là. Le « Kimelfeld tour » a des airs de tour de chauffe.       

Car le patron du Grand Lyon est déjà en campagne. Son objectif : continuer de présider aux destinées de cette collectivité de 1,4 million d’habitants et 3 milliards d’euros de budget après les élections métropolitaines de mars 2020. Il n’est pas le seul. Sa candidature se heurte à celle de son ancien patron, le maire de Lyon Gérard Collomb. Un psychodrame digne d’une pièce antique. Le baron défié par son dauphin. Brutus contre César. Dans Le Point, l’ex-ministre de l’Intérieur lui-même y est allé de son allusion mythologique en citant l’Anabase, expédition de Cyrus le Jeune contre le Roi de Perse [lire l’Œil de Mediacités du 9 avril dernier]. A la fin, le monarque résiste et le cadet bat en retraite… Mais la capitale des Gaules n’est pas Persepolis. Parti très tôt – bien plus tôt que ce qu’il prétend [lire plus bas] –, David Kimelfeld engrange les soutiens. En public, comme en coulisses. Il laboure le terrain, usant sans vergogne de la force de frappe de la Métropole, structure son dispositif électoral. Bref, sous ses airs bonhommes de « mec sympa », l’ancien enfant chéri de « la Collombie » grignote le système Collomb. Avec méthode : il en fut un des piliers.          

Rien ne se passe comme prévu…

« Il pourrait être un excellent maire de Lyon. » Le 30 août 2016, dans une interview au Progrès, Gérard Collomb tout-puissant – il règne alors sur la mairie et la Métropole – adoube le maire du 4e arrondissement David Kimelfeld, son vice-président chargé de l’économie. L’annonce n’est pas une surprise mais elle clarifie les intentions du patron. En 2020, il gardera le Grand Lyon, et, comme la loi lui interdira désormais de cumuler les deux collectivités, il laissera l’hôtel de ville à son fidèle poulain, de 14 ans son cadet. Mais rien ne passe comme prévu… Une élection présidentielle plus tard, Gérard Collomb nommé à la place Beauvau se retrouve contraint de céder ses deux trônes lyonnais. Contre toute attente, il confie les clefs de la ville à son Premier adjoint Georges Képénékian et propulse David Kimelfeld à la tête de la Métropole.

Elu du 4e arrondissement depuis 2001 (il en est le maire depuis 2011), cet ancien infirmier et entrepreneur qui n’a pas le bac accède, le 10 juillet 2017, au poste le plus puissant de l’agglomération. Dans les mois qui suivent, il abandonne sa place de directeur général de Tepmare, société de transport maritime et aérien qu’il a cofondée en 1990, ainsi que ses parts. Une décision passée inaperçue qui représente un gros sacrifice financier : selon sa déclaration d’intérêts [que Mediacités reproduit ci-dessous], il était rémunéré en moyenne 55 000 euros net par an, salaire auquel pouvait s’ajouter, certaines années, des « gratifications » en tant que « commissionnaire de transports » pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros (jusqu’à 115 500 euros en 2016). Une décision également lourde de sens : très vite, David Kimelfeld ne se considère pas comme un président de Métropole par intérim.       

Declaration HATVP Kimelfeld

Pourtant, il attend le 22 janvier dernier pour déclarer officiellement ses intentions. « Oui, je serai bien sûr candidat, répond-il sur le plateau du Talk du Figaro. Je vais porter un projet au-delà de 2020. J’en ai envie. » Entre-deux, Gérard Collomb a quitté le gouvernement dans la plus rocambolesque démission de la Ve République. Le retour entre Saône et Rhône de l’enfant « prodigue », selon les propres mots du ministre sortant, s’avère tout aussi chaotique. Dans le marigot de la rue du Lac, siège du Grand Lyon, sa réélection ne semble pas acquise. La faute à une partie du groupe Synergie, ces élus de l’Ouest lyonnais qu’il a braqués avec la réforme du scrutin métropolitain. Ils ne sont pas prêts à revoter pour lui ? Qu’à cela ne tienne, le baron retourne place de la Comédie, où se trouve l’hôtel de ville, et patientera jusqu’en 2020 pour reconquérir « sa » Métropole. Sauf que…

« David a pris sa décision au cours de l’été 2018. Le retour de Collomb n’a fait que renforcer sa conviction… »

« Il a fait le choix de ne pas redevenir président du Grand Lyon. A partir de là, comme je ne suis pas dans le jeu des chaises musicales, cela m’a paru logique de vouloir continuer au-delà de 2020 », estime David Kimelfeld. Comprendre : je n’ai trahi personne. Voilà pour la version officielle. En réalité, sa volonté de conserver la Métropole est antérieure. « David a pris sa décision au cours de l’été 2018, sans imaginer que Collomb reviendrait en catastrophe à l’automne. Ceci dit, cela n’a fait que renforcer sa conviction… », confie l’un de ses proches. « Il a longtemps évité le sujet, mais quelques semaines seulement après les élections législatives de juin 2017, ça commençait à s’agiter autour de lui, affirme le conseiller métropolitain Romain Blachier, resté fidèle au maire de Lyon. Moi-même, j’ai été démarché à l’époque afin de participer à un repas pour préparer sa candidature. »

Signe que David Kimelfeld n’a pas attendu le retour de Gérard Collomb pour y penser en se rasant, le 25 septembre 2018, il organise à Feyzin la première édition des « Belles rencontres de la Métropole », temps d’échange entre les habitants du Grand Lyon et leur président. Six autres éditions ont suivi depuis, de Villeurbanne à Saint-Genis-Laval, en passant par Bron. « Lui et son entourage ont fait l’analyse, à juste titre, qu’il souffrait d’un sérieux manque de notoriété. D’où ce dispositif pensé en urgence », rapporte un collaborateur d’élu, sous le couvert de l’anonymat. De fait, qui connaît David Kimelfeld ? Ce jour-là, dans les pentes de la Croix-Rousse, lors de sa « rencontre territoire » – l’autre dispositif pour le faire connaître –, il s’en amuse auprès du patron d’un bar : « Je vous assure que je suis déjà venu dans votre établissement, mais je suis méconnaissable quand je ne suis pas en visite ! ».

Kimelfeld 1 arrondissement
David Kimelfeld et Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement, le 16 mai dernier. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

« Ma notoriété ? Bien sûr que c’est un handicap, reconnaît-il. Celle de Gérard Collomb doit être à 110%... Je suis suffisamment lucide pour considérer que j’ai une marche, voire deux, à franchir. Mais nous ne sommes qu’au mois de mai. » Pas de temps à perdre pour autant. La com’ du président du Grand Lyon redouble d’intensité. Recruté au cabinet en début d’année 2019, Simon Labouyrie, ex-collaborateur de la majorité de Villeurbanne, a pris en main les réseaux sociaux de « DK ». Facebook, Twitter, Instagram : la moindre sortie ou rencontre officielle donne lieu à des photos léchées, souvent avec filtre.       

Le patron de la Métropole ne manque pas non plus une occasion de dégainer un communiqué de presse. Avec parfois un peu de précipitation, comme ce samedi 25 mai. Deux heures après l’explosion de la rue Victor-Hugo, son service de presse diffuse « sa réaction » auprès des journalistes. David Kimelfeld condamne « avec la plus extrême fermeté l’attentat au colis piégé. (…) Cet acte barbare nous rappelle que la lutte contre le terrorisme est une bataille quotidienne ». Rétropédalage cinq minutes plus tard : « Le Président de la Métropole souhaite rester prudent à ce stade ». « Il est trop tôt pour parler d’un acte terroriste », déclarera plus tard, dans la soirée, la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

La conquête de notoriété passe par les médias. A Tribune de Lyon, la semaine dernière, l’élu accorde six pages d’interview. « Kimelfeld se lâche », titre l’hebdomadaire. Avec retenue, pourrait-on ajouter… « Gérard Collomb a du mal à accepter que je puisse prétendre à être de nouveau président de la Métropole », se contente d’égratigner l’ex-dauphin. Quand le maire de Lyon, de son côté, sort la sulfateuse. Son successeur est-il un fils prodigue, l’interroge le mois dernier Le Point ? « Un fils, sans doute. Prodigue, je ne sais pas. (…) J’ai eu beaucoup de mal à le faire élire », cingle le baron. « David Kimelfeld n’aime pas le conflit, juge une personne qui a travaillé avec lui. Il n’arrive pas à être désagréable en face-à-face. »

Un « gros matou » surnommé Garfield

A la tête du Grand Lyon, l’ex-dauphin a teinté son discours de social. Il se fait aussi le chantre de l’écologie… ce qui ne manque pas de sel pour un ancien patron qui vivait du transport mondial de containers (« Ah ça, ce n’est pas écolo du tout ! On a le droit de changer », sourit-il). Mais c’est avant tout dans le style que David Kimelfeld contraste avec Gérard Collomb. « Il délègue, associe ses vice-présidents à la conduite de la Métropole, travaille de manière plus collaborative », applaudit le député LREM Jean-Louis Touraine, qui a pris position en sa faveur. « Depuis son élection, par exemple, nous organisons une réunion de majorité avant chaque conseil métropolitain. Ce n’était pas le cas avec Gérard », souligne une autre ralliée, Anne Brugnera, députée LREM et présidente du groupe Socialistes et républicains au Grand Lyon.

Le clan Collomb le dépeint en « homme gentil », incapable de trancher et qui promet beaucoup à beaucoup de monde. « Est-il aussi conciliant qu’on le dit ? Je ne le crois pas…, pense Josselin Edouard, son opposant (centriste) au conseil du 4e arrondissement. C’est un entrepreneur en politique, obsédé par le risque que représentent toutes oppositions et à l’affût des opportunités, comme Gérard Collomb l’a appris à ses dépens. » « David est un garçon très sympathique. Mais c’est un gros matou : il sait ronronner… », prévient Yann Crombecque, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste, un poste autrefois occupé par… David Kimelfeld. Dans les couloirs de la Métropole, certains agents le surnomment d’ailleurs « Garfield », référence au chat roublard de la BD.

Outre Anne Brugnera et Jean-Louis Touraine, le député LREM Thomas Rudigoz s’est rangé derrière le président de la Métropole. Soit trois des quatre représentants de Lyon à l’Assemblée nationale. Tous d’anciens soldats de « la Collombie ». David Kimelfeld siphonne également les soutiens de son rival au rayon des femmes et des hommes de l’ombre. Son attachée presse Agnès Benoist a « vendu » pendant dix ans du Gérard Collomb, aux médias nationaux notamment. A cheval entre la ville et le Grand Lyon, elle avait opté pour la Métropole avant le retour du baron. Mais elle n’a pas changé d’avis depuis. Le chef adjoint de cabinet Etienne Roche travaillait lui, jusqu’en janvier dernier, à l’hôtel de ville, auprès du maire et de son adjoint à la Sécurité, le collombiste Jean-Yves Sécheresse.

« Sa grande faiblesse, c’est qu’il réunit des gens non par adhésion mais parce qu’ils souhaitent abattre Collomb »

Depuis que la guerre est déclarée avec son ancien mentor, « Kim » a largement remanié son équipe de collaborateurs. Exit Arabelle Chambre-Foa et Jérôme Payen, représentants du clan Collomb. Sans surprise, ils ont trouvé refuge à la mairie de Lyon. Sont arrivés au cabinet de la Métropole Pascal Protière, spécialiste des transports et ancien proche de Jean-Jack Queyranne, et Cédric Grail, un ancien cadre de la maison, époque communauté urbaine, passé par Saint-Etienne et des cabinets ministériels, nommé « dircab ». Au quotidien, le président de la Métropole s’appuie particulièrement sur lui. Le tableau ne serait pas complet sans Anna Dedieu, cheffe de cabinet, au service de David Kimefeld depuis 2013. Il l’avait embauchée alors qu’ il dirigeait la fédération PS du Rhône.        

L’équipe plus ou moins informelle autour de lui, qui s’active en cette période de pré-campagne, agrège aussi de nombreux ex-soutiens du maire de Lyon. On y trouve les élus lyonnais Sarah Peillon et Ronald Sannino (par ailleurs chef de cabinet de… Gérard Collomb dans les années 2000), l’ancien journaliste Jacques Boucaud ou encore Olivier Brachet, qui fut vice-président du Grand Lyon chargé du logement de Gérard Collomb et son directeur de campagne lors des élections municipales de 2014. « J’ai des échanges avec Kimelfeld, il m’écoute, mais je n’ai aucune place dans l’organigramme », confie ce dernier. Le directeur de Rézo 1901 (qui gère notamment la maison des associations du Grand Trou) Jean-François Grillet, ancien militant socialiste, le conseille sur la politique associative. « La grande faiblesse de David, c’est qu’il réunit des gens non par adhésion mais parce qu’ils souhaitent abattre Collomb », grince un proche du maire de Lyon. 

Déjeuners et petits-déjeuners tous azimuts

La campagne des « kimistes » se structure par ailleurs à travers « Nous sommes la Métropole », association créée le 5 février 2019. A sa tête, Patricia Gros Micol, chef d’entreprise à Limonest et élue à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) où elle représente Techlid, « pôle économique » qui rassemble six communes de l’Ouest lyonnais. « David est un président de Métropole atypique. C’est un autodidacte, qui connaît l’entreprise. C’est plus facile de s’identifier à lui », considère celle qui se définit comme « une novice en politique ». Lancée en grande pompe le 6 avril au théâtre Comédie Odéon, devant 300 personnes, « Nous sommes la Métropole » et ses « groupes de travail » doivent permettre d’élaborer le futur programme. « On aura l’occasion de communiquer sur une première restitution fin juin », annonce David Kimelfeld.        

En attendant, le candidat multiplie les déjeuners et petits-déjeuners pour séduire tous azimuts. Son passé de chef d’entreprise est un précieux argument dans les milieux économiques. « C’est un facteur de compréhension, David n’a pas de vision dogmatique de l’économie », commente Claire Saddy. Cette élue du 7e arrondissement, dirigeante d’une PME, est à l’initiative d’une déclaration de soutien signée par onze cheffes d’entreprise et publiée en février dernier par La Tribune Auvergne-Rhône-Alpes. Aucun patron lyonnais de poids toutefois. « De grands décideurs du monde économique sont derrière David, mais pas de manière officielle », assure Claire Saddy. « J’entends cette musique selon laquelle je n’ai pas de soutiens connus. Mais premièrement, ce n’est pas un objectif et, deuxièmement, nous sommes à un an de l’échéance électorale [dix mois précisément]. Qui sont les soutiens connus d’Etienne Blanc [candidat LR aux municipales à Lyon] ? Qui sont les soutiens connus de Gérard Collomb ? », tonne David Kimelfeld. 

« Lyon est encore loin de s’être désintoxiquée de Collomb »

La bataille entre le maire de Lyon et le président de la Métropole fait aussi rage dans les rangs des marcheurs. Jusqu’à dimanche dernier, les élections européennes rassemblaient, en façade, les membres de La République en marche. « Parmi les militants, beaucoup ont déjà choisi. Et quand il faudra mobiliser pour aller tracter, le camp d’en-face risque d’être surpris ! », prédit Jimmy Brumant. Cet ancien responsable du Rhône des Jeunes avec Macron, qui a démissionné avec fracas en début d’année, roule depuis pour David Kimelfeld. « Je mobilise dans mes réseaux entrepreneuriaux, raconte cet ancien étudiant de l’EM Lyon. Et ce n’est pas compliqué de rameuter du monde car personne n’a envie de voir Gérard Collomb revenir [à la présidence du Grand Lyon]. Certes, il a pour lui la notoriété, mais elle se conjugue avec son ancienneté. »        

« Lyon est encore loin de s’être désintoxiquée de Collomb », tempère Olivier Brachet. Force est de constater que le septuagénaire édile n’a pas dit son dernier mot. L’annonce de candidature de David Kimelfeld, en janvier, était censée lui couper l’herbe de la Métropole sous le pied. « Notre stratégie, c’est l’impeachment », confiait alors un membre de l’équipe kimiste. Las ! Dans Le Progrès du 14 avril, le baron annonce qu’il sera bien en lice pour la présidence du Grand Lyon. David Kimelfeld met en branle son association « Nous sommes la Métropole » ? Gérard Collomb relance la sienne « Prendre un temps d’avance », le 20 mai, avec un site Internet qui sonne la mobilisation. Prochain round pour l’investiture LREM. D’après nos informations, la question sera au menu du comité politique départemental du mouvement, d’ici à mi-juin.

Le clan Kimelfeld compte bien décrocher ce soutien pour débrancher une bonne fois pour toute le maire de Lyon. C’est mal connaître le baron ? Socialiste ou marcheur, Gérard Collomb s’est souvent moqué des étiquettes pour préférer faire campagne sur son nom. Sans compter que l’investiture de La République en marche se jouera en fonction de l’état de la relation entre Emmanuel Macron et son ancien ministre de l’Intérieur. C’est le paradoxe de David Kimelfeld : l'ex-dauphin a beau s’échiner à couper le cordon, son destin politique reste lié à celui de Gérard Collomb.

Un ticket Kimelfeld – Brugnera ?    

Cela n’arrangera pas la lisibilité du scrutin aux yeux des citoyens : l’élection métropolitaine du Grand Lyon se déroulera aux mêmes dates que les municipales. « Les deux sont intimement liés. Il faudra pendant la campagne que je montre d’une manière ou d’une autre que je suis capable, dans telle commune, de travailler avec untel », esquisse David Kimelfeld. Et monter un ticket avec un candidat à la mairie de Lyon ? « Ticket, ce n’est pas le bon mot. Mais bien sûr il faudra qu’on affiche un lien. C’est le travail qu’on doit entamer », élude-t-il. Trop tôt pour donner un nom, d’autant plus qu’il propose – sans y croire – de soutenir Gérard Collomb si celui-ci souhaite poursuivre son bail à l’hôtel de ville.

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Anne Brugnera. Photo : CC.

Cela n’empêche pas la députée Anne Brugnera d’y réfléchir très fort. « Non, je ne suis pas candidate. D’autres y pensent aussi », répond-elle à Mediacités dans un aveu contradictoire. Pas candidate pour l’instant donc ? « Vous êtes pénible avec votre question », rebondit-elle. « Moi, ma priorité, c’est la ville de Lyon et en termes de campagne, je pense qu’il faut présenter aux Lyonnais un binôme Métropole-mairie, ne pas entretenir de flou, poursuit-elle. Le moment venu, mon rôle sera de construire la synergie entre les deux échelons. Et en aucun cas, Lyon ne peut être un lot de consolation. » L’ambition d’Anne Brugnera ne date pas d’hier. « Oui, j’ai pu penser à la succession de Gérard Cllomb, comme tous les adjoints, d’autant que mon nom circulait », avait déclaré dans L’Express celle qui était chargée de l’Education, en décembre 2016.