Trois syllabes en guise de talisman : Cha-ba-nol. Depuis que la ville de Lyon a rendu public, le 13 novembre dernier, le rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion de la collectivité de 2013 à 2017, Gérard Collomb dégaine ce nom dès qu’il est interrogé sur l’emploi de son ex-compagne Meriem Nouri. « Le rapport Chabanol », du nom de son auteur, a été commandé par le maire lui-même à l’ancien magistrat Daniel Chabanol. Sa mission, consignée dans une lettre du directeur général des services Claude Soubeyran de Saint-Prix ? Déterminer le caractère effectif de l’emploi municipal de Meriem Nouri entre 2009 et 2018.

L’affaire est connue : alors que les juges de la CRC se plongent dans les coulisses de la ville, ils s’intéressent de près au parcours de celle qui partagea la vie de Gérard Collomb dans les années 1990 et avec laquelle il eut un enfant. Leur rapport définitif est sévère : « La chambre ne dispose pas d’éléments matériels attestant du service fait par cet agent sur la période courant de l’année 2010 au mois d’avril 2018 ». Autrement dit, ils soupçonnent un emploi fictif. Ils ne sont pas les seuls. Le Parquet national financier (PNF), sur la base du rapport préliminaire de la CRC, s’est saisi du cas Nouri et a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics. Le 5 juin dernier, des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales perquisitionnaient à la fois la mairie centrale et le domicile de Gérard Collomb.
Une personnalité « ext . . .

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