Il parcourt l’assistance. Une poignée de main et un « bonjour » à chacun, assortis d’un reniflement. La démarche est assurée, mais sa tête disparaît toujours plus entre ses épaules. Puis il s’installe derrière le pupitre sous les dorures et tentures rouges du premier étage de l’hôtel de ville. Ce mercredi 22 janvier 2020, Gérard Collomb présente ses vœux à la presse. Vingt minutes d’un discours sans souffle. Entouré de ses grognards (les adjoints Richard Brumm, Jean-Yves Sécheresse, Alain Giordano…) et flanqué de son nouveau poulain Yann Cucherat [lire plus bas], le premier édile au pouvoir depuis dix-neuf ans empile les poncifs du collombisme : « L’attractivité », « le rayonnement de Lyon », « l’ouverture internationale ». Pour tenter de

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