Gérard Collomb, le combat de trop

A 72 ans, dont quarante-trois passés sur les bancs du conseil municipal de Lyon, Gérard Collomb bataille pour reconquérir le trône de « sa » Métropole. Mais l’usure du pouvoir, la dislocation de son système et une campagne anachronique plombent l'ultime tour de piste du baron.

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Maire de Lyon depuis 2001, Gérard Collomb brigue la présidence de la Métropole. Photo : Antoine Merlet.

Il parcourt l’assistance. Une poignée de main et un « bonjour » à chacun, assortis d’un reniflement. La démarche est assurée, mais sa tête disparaît toujours plus entre ses épaules. Puis il s’installe derrière le pupitre sous les dorures et tentures rouges du premier étage de l’hôtel de ville. Ce mercredi 22 janvier 2020, Gérard Collomb présente ses vœux à la presse. Vingt minutes d’un discours sans souffle. Entouré de ses grognards (les adjoints Richard Brumm, Jean-Yves Sécheresse, Alain Giordano…) et flanqué de son nouveau poulain Yann Cucherat [lire plus bas], le premier édile au pouvoir depuis dix-neuf ans empile les poncifs du collombisme : « L’attractivité », « le rayonnement de Lyon », « l’ouverture internationale ». Pour tenter de

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Temps de lecture : 12 minutes

Par Nicolas Barriquand