Été contrarié pour Laurent Wauquiez… Comme Mediacités l’a dernièrement raconté, le Parquet national financier s’est saisi, en août, du cas d’Ange Sitbon, suite aux signalements de la Chambre régionale des comptes (CRC) et de l’association de lutte contre la corruption Anticor. En cause ? La rémunération à 9000 euros nets de cet agent très spécial de la région Auvergne-Rhône-Alpes [(re)lire notre enquête : « Ange Sitbon, la perle secrète de Laurent Wauquiez »], épinglée dans un rapport de la CRC en septembre 2019. Soit beaucoup plus que le montant de l’indemnité maximale autorisée pour un président de région (5640 euros) pour ce simple contractuel nommé à la tête d’un service très politique baptisé « Relation aux élus et aux territoires ».

Mais ce n’est pas tout ! Au-delà du médiatique dossier Sitbon, le signalement d’Anticor dénonce également la nature des postes de plusieurs chargés de mission recrutés par la collectivité. S’appuyant là aussi sur le travail des magistrats de la rue Cambon, l’association écrit que « la région aurait recruté des agents contractuels à des postes correspondant en réalité à des emplois de collaborateurs de cabinet au sein du même service ». Elle dénonce une « manœuvre » destinée à contourner le seuil légal de 20 collaborateurs de cabinet (ils sont aujourd’hui officiellement 19). « Ces postes n’avaient pas été créé par l’exécutif actuel » et « l’ensemble de ces postes ont, depuis ce rapport [celui de la CRC], été intégrés au sein des services de la région », défendait, en août dernier, un collaborateur de Laurent Wauquiez, dans le magazine Capital. Sans pour autant résoudre le problème, comme nous allons le voir…

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