Rayane était fou de joie début août. In extremis, il était accepté en première année de licence Arts du spectacle à l’université Lumière-Lyon 2. Exactement ce qu’il voulait. Après une terminale difficile en raison du confinement - nous l’avions alors rencontré à l’occasion d’un précédent article « Confinés en banlieue lyonnaise : "Ici, on n’a pas de résidence secondaire où se réfugier" », à (re)lire sur Mediacités - et un baccalauréat littéraire obtenu laborieusement, ce jeune habitant des Minguettes, à Vénissieux, avait passé l’été à scruter Parcoursup. Le 7 septembre 2020, il a fait son entrée à la fac, non sans une certaine fierté d’user à son tour les bancs de bois défraîchis du campus de Bron. Heureux.        

Le sentiment sera de courte durée. À la fin du mois d’octobre et face à la recrudescence de l’épidémie de Covid-19, l’année universitaire bascule « en distanciel ». Rayane se retrouve isolé, confronté à des cours qu’il juge « incompréhensibles ». « Quand j’allais à la fac, je suivais, je posais des questions, j’échangeais avec mes potes. Mais là, c’est la catastrophe, je suis démotivé, commente-t-il, désabusé. Quand on me demande "Comment ça se passe ?", ma réponse c’est que ça ne se passe pas… »

Comme lui, avec le reconfinement de l’automne et alors qu’un hypothétique retour dans les amphis est prévu au plus tôt en février et au mieux à demi-jauge, nombre d’étudiants décrochent. Les pourcentages des . . .

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