L’arbre aux hérons, point final à la mutation de Chantenay

D'ici à dix ans, la métamorphose du quartier sera achevée. De la butte Sainte-Anne aux rives de Loire, l'ancien faubourg ouvrier a vu sa population, ses commerces et ses entreprises changer. Un embourgeoisement que parachèvera la réhabilitation de la carrière Misery et des vestiges de son passé industriel. Visite guidée.

Cale Dubigeon – Grue Noire
La grue noire de la cale Dubigeon à Chantenay / Photo : Matthieu Le Crom

Le Bas-Chantenay, c'est tout un pan de l'Histoire de Nantes. C'est là que Jules Verne passait ses vacances étant enfant. C'est là qu'est né le Belem, trois-mâts emblème de la ville à travers le monde. C'est là qu'étaient installées les brasseries de la Meuse qui dominaient le marché européen au début du XXe siècle. Mais c'est aussi sur ce flanc de coteau au bord du fleuve qu'un flot de démunis a trouvé où s’amarrer. Des protestants pendant la Grande Réforme aux Acadiens chassés du Nouveau Monde, en passant par les Républicains de 1848, nombreux sont ceux qui ont jeté l'ancre à Chantenay. Un lieu pour les miséreux qui - selon la légende – aurait donné son nom au rocher de Misery. 

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Temps de lecture : 14 minutes

Par Matthieu Le Crom