«J'en ai connu des situations de crise. Mais comme celle-ci, jamais ! Pas le choix, il faut tenir le bateau pendant la tempête. » Depuis presque cinq ans, Olivier Parcot, 51 ans, tient la barre de deux paquebots de 7 517 agents. Mais voilà deux semaines que le Directeur général des services (DGS) de la mairie de Nantes et de Nantes Métropole est confronté à une lame de fond. Celle provoquée par l’épidémie de coronavirus. Des écoles aux transports, en passant par la collecte des déchets et la sécurité… Tous les services publics de proximité ont dû s’adapter dans l’urgence. Tout comme le maire, ses adjoints et l’ensemble d’un conseil municipal même pas réélu, avec l’annulation du second tour des élections municipales.

« Je ne dois jamais perdre de vue qu’en période de crise, une seule chose est essentielle : anticiper. Prévoir ce qui va se passer dans les deux à trois jours. Préparer les esprits et les décisions. Savoir durer, gérer la fatigue pour rester lucide et éviter de se mettre dans le rouge », (se) met en garde Olivier Parcot. Coup de chance ou ironie du sort, à l’automne, alors que le coronavirus n’avait pas encore de nom, le fonctionnaire avait décidé d’organiser une formation à la gestion de crise

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Thibault Dumas  et  Antony Torzec
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.