«J'en ai connu des situations de crise. Mais comme celle-ci, jamais ! Pas le choix, il faut tenir le bateau pendant la tempête. » Depuis presque cinq ans, Olivier Parcot, 51 ans, tient la barre de deux paquebots de 7 517 agents. Mais voilà deux semaines que le Directeur général des services (DGS) de la mairie de Nantes et de Nantes Métropole est confronté à une lame de fond. Celle provoquée par l’épidémie de coronavirus. Des écoles aux transports, en passant par la collecte des déchets et la sécurité… Tous les services publics de proximité ont dû s’adapter dans l’urgence. Tout comme le maire, ses adjoints et l’ensemble d’un conseil municipal même pas réélu, avec l’annulation du second tour des élections municipales.

« Je ne dois jamais perdre de vue qu’en période de crise, une seule chose est essentielle : anticiper. Prévoir ce qui va se passer dans les deux à trois jours. Préparer les esprits et les décisions. Savoir durer, gérer la fatigue pour rester lucide et éviter de se mettre dans le rouge », (se) met en garde Olivier Parcot. Coup de chance ou ironie du sort, à l’automne, alors que le coronavirus n’avait pas encore de nom, le fonctionnaire avait décidé d’organiser une formation à la gestion de crise au sein des services municipaux. Elle avait fini par se tenir au début du mois de février. Le Covid-19 n’était encore qu’une « grippette » chinoise, bien loin des préoccupations nantaises et on y avait évoqué la gestion des services en cas de problème majeur. Le cas d’un risque bactériologique avait été mentionné dans la partie théorique. Il n’avait pas été retenu comme exemple à travailler en atelier.  

Moins de trois semaines plus tard, voilà qu’il débarque sur les bords de Loire. La menace se rapproche et, le 24 février, la cellule de veille sur le virus tient sa première réunion. Autour de la table, des représentants de l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays-de-la-Loire, du CHU de Nantes et de la ville comme de la Métropole, menés par leur maire et présidente, Johanna Rolland. Ils se retrouveront ensuite tous les jours. En personne, alors que la crise ne fait encore que pointer. Puis en visioconférence. Le 28 février, pour la quatrième rencontre, un photographe de la mairie immortalise la scène. Un mois plus tard, le cliché paraît furieusement décalé : on s’y tient coude à coude, à quelques centimètres les uns des autres... Les « gestes barrières » relèvent encore de la science-fiction. 

 

L’épine dans le pied des municipales

Entre-temps, pourtant, on a commencé à prendre la mesure de la vague qui risque de déferler. Le 26 février, le DGS des deux collectivités envoie un courriel. Son objet : PCA ou "plan de continuité d’activité". Il y demande à ses troupes de réfléchir aux dispositions à prévoir afin de garantir les services publics essentiels à la vie des habitants, en particulier les plus fragiles. La machine administrative se met en branle. Comme l’explique Johanna Rolland à Mediacités, «les PCA de la ville, du CCAS et de Nantes Métropole sont mis en place le 16 mars ».

Dans les esprits, la bascule a véritablement opérée trois jours plus tôt, le vendredi 13 mars, alors qu’approche le premier tour de l’élection municipale. La veille, dans un discours solennel, Emmanuel Macron a annoncé la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités. Le lendemain de l’allocution présidentielle, au deuxième étage de la Maison de la tranquillité publique, non loin de la gare, celle que l’on appelle désormais « cellule de crise municipale sur le Covid-19 » s’achève face à la presse. « Nantes n’est pas à l’arrêt, la vie continue. La Ville de Nantes s’organise de façon exceptionnelle, ma priorité étant la protection des Nantais », déclare, visage figé, Johanna Rolland, avant d’entrer dans le détail des fermetures (bibliothèques, piscines) et des mesures prises pour pallier celle des écoles.

50 otages
Le cours des 50 otages à Nantes, en plein confinement, le 25 mars 2020. / Photo : Antony Torzec

Des restrictions encore prudentes et qui paraissent bien dérisoires aujourd’hui, alors que la France passe sa deuxième semaine en confinement. Elles sont pourtant sources d’un vrai dilemme pour Olivier Parcot : « Une partie de notre cerveau nous disait : anticipons le stade 3 et fermons tous les lieux publics. Et l’autre : respectons seulement les consignes gouvernementales ». En fin d’après-midi, ce même 13 mars, la maire reçoit (de visu, pour la dernière fois), ses directeurs de services, les huit représentants élus des personnels municipaux et métropolitains. L’objet de la réunion : planifier… le premier tour des municipales. Le gouvernement l’a décidé : on votera dimanche. Une sacrée épine dans le pied de la collectivité qui doit organiser 204 bureaux de votes, mobiliser le double d’agents et 800 bénévoles. Le tout alors que la crise sanitaire gonfle et que le confinement s’annonce.

« Franchement, il y a eu une mise en danger des agents. Il ne devait pas y avoir de rideau sur les isoloirs ou d’agglutinement à la mairie avec les caisses de dépouillements », regrette un représentant de la CGT Ville de Nantes. Interpellée sur la question dans les couloirs de l’hôtel de ville dès le lundi matin, Elisabeth Lefranc, l’élue (PS) en charge des personnels, en appelle « à la bienveillance ». Interrogée par Mediacités, une directrice de service analyse rétrospectivement : « Je sais bien qu’il y a eu mise en danger, mais on avait pas le choix ».

Groupe de cinq élus

Le choix… L’apanage du politique dans une situation normale. Mais qu’en est-il lors d’une crise inédite comme celle là, en période de confinement, qui plus est ? Et comment un élu local exerce-t-il son mandat ? Depuis le dimanche 22 mars, la question se pose d'autant plus que, ce jour là, Johanna Rolland annonce que sa fille présente les symptômes d’une contamination. Et qu’elle-même restera donc cloîtrée à son domicile jusqu’à nouvel ordre. Dans un communiqué, elle précise continuer « à piloter au quotidien l'action des services municipaux et métropolitains ».

Depuis, l’élue s’adresse quotidiennement aux Nantais par vidéo. Pour la gestion des affaires municipales, la visioconférence est devenue la norme. Chaque matin à 9 heures, une dizaine de fonctionnaires représentant les principales directions (bâtiments, santé, sécurité, etc.) se réunissent à l’hôtel de ville, en respectant les règles sanitaires de distance. Johanna Rolland les rejoint parfois en audioconférence.  À 11 heures, nouvelle réunion, de la direction générale restreinte en cellule de crise cette fois. « Je fais ensuite un point avec Johanna Rolland et son cabinet pour une validation des actions vers 13 heures-13 heures 30 », raconte Olivier Parcot, le DGS.

NMetro
Près du siège de Nantes Métropole, en plein confinement, le 25 mars 2020. / Photo : Antony Torzec

En début d’après-midi, la maire rassemble autour d’elle virtuellement un petit groupe d’élus. Ils sont cinq sur les 25 adjoints que compte l’équipe municipale. On y trouve l’inoxydable et multi-casquettes Pascal Bolo, adjoint aux Finances ; Marie-Annick Benâtre, chargée de la Santé publique ; Elisabeth Lefranc, responsable du Personnel ; Aïcha Bassal, adjointe à la Vie associative ; et, ironie de la vie politique, Julie Laernoës, l’adversaire écolo de la maire aux élections municipales. « Un cercle de décision plus large que dans d’autres villes, se félicite celle qui est également adjointe à l’Énergie et aux bâtiments. À Rennes, la maire [PS Nathalie Appéré, NDLR] décide toute seule. C’est plutôt intelligent de mettre la campagne de côté pour tous se mobiliser. »

S’ils ne font pas partie de ce cercle restreint, les 64 autres élus nantais ne sont pas totalement oubliés. Un mail leur est envoyé quotidiennement pour les informer des principales décisions. Un autre, signé du DGS, part en même temps à destination de ses 23 homologues des autres communes de Nantes Métropole.

Continuité de service

De quoi discute-t-on lors de ces réunions ? « On regarde les sujets un par un. On se doit d’avoir la tête froide et d’apporter des réponses concrètes aux habitants. On veut juste que cette période se passe le mieux pour les plus fragiles », priorise Aïcha Bassal. Dans ses premières décisions, la ville a mis l’accent sur les mesures en faveur des population les plus en difficulté. Via un soutien à l’aide alimentaire, à la protection de l’enfance ou aux associations… Le confinement pouvant faire peser des risques à l’intérieur de certaines familles, décision est également prise de laisser Citad’elles, le lieu d’accueil pour les femmes victimes de violence, ouvert 24 heures sur 24. 

Ces choix ont forcément des conséquences pécuniaires. « C’est nécessaire dans la prévention contre le coronavirus et l'état des finances publiques locales le permet, explique le  premier adjoint Pascal Bolo. Par exemple : hors de question de remettre en cause l’achat de masques pour les Ehpad. Et que L’État ne vienne pas nous reprocher par la suite ces dépenses exceptionnelles. Je considère la contractualisation entre L’État et les collectivités comme suspendue ! »

La pression étatique est forte. « Clairement, il y a une reprise en main des collectivités, une vraie centralisation nationale de la gestion de la crise. Il n’y a qu'à lire la loi d’urgence [pour faire face à l’épidémie de Covid-19] qui vient d’être votée par l’Assemblée nationale », s’inquiète un cadre de Nantes Métropole.

Pyramidal et virtuel

Dans l’urgence et la crise, une drôle de vie démocratique s’organise donc : restreinte, pyramidale et virtuelle. Sans que, semble-t-il, personne ne s’en émeuve. Deux points d’information sur les décisions arrêtées par la Ville mais aussi par la préfecture de Loire-Atlantique et l’ARS, ont lieu chaque semaine avec les présidents de groupes politiques, opposition comprise. Charge à eux de répercuter l’information à leurs élus. « Notre rôle, c’est d’être les relais des interpellations des citoyens. Les choses doivent être le plus fluide possible, assure la LR Laurence Garnier, elle-aussi candidate face à Johanna Rolland aux municipales. Ne comptez pas sur moi pour faire mon Agnès Buzyn. La seule question qui vaille c’est : comment articuler au mieux nos actions ? »

Quelles actions ? Lorsqu’on ne fait pas partie des premiers cercles de décision, celles-ci sont forcément limitées. De l’aveu de plusieurs élus, leur activité politique a fondu au moins de moitié. Voire plus. « Il y a tout un tas de politiques publiques à l’arrêt, sur le climat, l’énergie. Il n’y a plus de colloques à organiser, d’acteurs à rencontrer en dehors de la gestion de crise », confie Julie Larenoës, vice-présidente EELV de Nantes Métropole. Adjoint en charge du numérique, Francky Trichet, s’affiche optimiste... mais aussi un peu ailleurs. « Je suis en mode confinement total et télétravail total, explique-t-il. Tout fonctionne quasi normalement même si le niveau d’information n’est pas du tout le même qu’en temps normal. Ça nous montre qu’on peut travailler autrement : vive le numérique ! »

TD
Entre la route de Paris et la rue du Maréchal Joffre, à l'heure habituelle de la sortie des écoles et du travail à Nantes. / Photo : Thibault Dumas

Qui pour faire quoi ?

Confiné chez lui, l’adjoint contribue par exemple... au lancement d’un hackathon, un évènement durant lequel des développeurs informatiques se rassemblent (virtuellement cette fois) pour travailler sur un projet commun. Dérisoire ? Loin de là. Pour le coup, l’idée est de permettre la fabrication, grâce à des imprimantes 3D, de pièces destinées à des appareils d’assistance respiratoire. Des engins dont le CHU de Nantes pourrait bien avoir besoin dans les jours qui viennent. Les premiers tests ont débuté vendredi dernier.

Mais les élus sont - très - loin d’être les seuls à voir leur vie et leur action bouleversées. Celles des agents municipaux et métropolitains sont littéralement éparpillées. Selon la direction générale, sur les 7 517 personnes travaillant pour les deux collectivités, 1 500 agissent sur le terrain pour les « services essentiels » (déchets, nettoyage, eau potable, sécurité, etc.). 2 400 autres travaillent à distance, dont une majorité de cadres ou d’employés administratifs. Quelques centaines de personnes à risque ou malades ont été mises en confinement. Enfin, un millier d’agents « n’ont pas encore de poste défini car des services au public ont fermé [piscines, bibliothèques, etc.] », détaille le DGS Olivier Parcot. Signe des difficultés du moment, le compte n’y est pas tout à fait... 

 

« Je n’ai transporté qu’une douzaine de personnes » 

C’est qu’en dépit des exercices de gestion de crise, on ne réorganise pas si facilement une telle machine. Inévitablement, la crise conduit à quelques ratés. « Au début, on a demandé à des jardiniers du service des espaces verts de continuer à aller tondre les pelouses. Etait-ce vraiment l’urgence ? Désormais la maire fait de la santé des agents une priorité, chacun prend la mesure des choses », note la CGT Ville de Nantes qui, comme tous les représentants des fonctionnaires, échange une fois par semaine avec Johanna Rolland.  

Si le service des espaces verts a pu avoir un peu de mal à passer en mode confinement, les transports en commun (plus gros budget de Nantes Métropole : 305,9 millions d’euros en 2020) ont eux-aussi réduit leur service de manière progressive, au gré des décisions et annonces gouvernementales. « On s’adapte, confesse Pascal Bolo, premier adjoint et président de la Sémitan. J’ai chaque jour le directeur de la Sémitan au téléphone. La vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. » Alors qu’ils fonctionnaient de manière quasi normale au début de la crise, bus et trams sont passés aux horaires du dimanche sur l’ensemble du réseau. 

« Tous les matins, la direction réunit une cellule de crise à 8h30. Elle communique ensuite à midi », raconte Laurent, un conducteur. Dès le premier jour du confinement, face aux inquiétudes des chauffeurs, elle a demandé aux services techniques de condamner la porte avant des bus et des trams. Un périmètre de sécurité autour du conducteur se matérialise. « Pour le moment, nous n’avons pas de demande de droit de retrait », note Pascal Bolo. Sur les 2000 agents de la Sémitan, la quasi-totalité des personnels administratifs est en télétravail. 600 personnes des services techniques ou roulants sont en chômage partiel », ajoute le président de la TAN.

Des chiffres complétés par la direction de la Sémitan : chaque jour, environ 600 personnes sont mobilisées - dont 280 conducteurs - et 220 personnes en télétravail. Les autres salariés sont en repos, en chômage partiel, en absence pour garde d'enfant (comme l'a prévu l’État dès son annonce de fermeture des écoles), en arrêt maladie ou en congés programmés avant la crise.

Pour les conducteurs qui assurent le service, le travail n’est plus le même : « Sur la route, c’est calme, ça roule bien. Cet après-midi, j’ai fait quatre tours de ligne 85. Je n’ai transporté qu’une douzaine de personnes », témoigne Laurent. Ce chauffeur aux 18 années d’ancienneté fait partie de la centaine de conducteurs qui se sont portés volontaires pour assurer un service de transport à la demande pour les personnels de santé et médico-sociaux. 

LU
Près du Lieu Unique, dans Nantes en plein confinement, le 25 mars 2020. / Photo : Antony Torzec

12 écoles sur 112

Car si l’immense majorité des Nantais sont confinés chez eux, certains services doivent continuer de tourner. Pour les médecins et tout le personnel des hôpitaux et des services de santé, pour les membres des forces de l’ordre et les pompiers, pour les aides à domicile, les employés des magasins d'alimentation, les salariés qui ne peuvent télétravailler, etc. Bref, pour tous ceux dont l’activité est vitale ou indispensable dans cette crise.

12 des 112 écoles (maternelles, élémentaires ou primaires) nantaises restent ainsi ouvertes pour accueillir leurs enfants, de 7h30 à 18h30 en semaine. Le week-end, les centres Accoord prennent le relais, toujours via des animateurs ou des instituteurs volontaires, le plus souvent des remplaçants en temps ordinaire. Dans les 100 autres établissements, on expérimente bon an mal an l’enseignement à distance. Pour les professeurs des écoles - qui dépendent de l’Éducation Nationale et non de la ville -, la transition fut parfois « étrange » ou « surréaliste ».

« Le vendredi qui a suivi l’annonce de la fermeture des écoles par Emmanuel Macron, les élèves sont repartis avec tous leurs cahiers, livres, etc, rapporte l’un d’eux, enseignant du côté de Bellevue. Nous devions nous retrouver entre professeurs pour organiser l’enseignement le lundi. Impossible finalement. Tous les directeurs d’école de Nantes devaient aussi se réunir. Cela s’est finalement fait par visioconférence ». 

Le tri, c’est fini

Un « luxe » qu'on ne peut pas se permettre dans tous les services. Celui des déchets, notamment. Là, on « tourne encore à plein régime», selon Olivier Parcot, le DGS. 273 agents seraient donc sur le pont pour ramasser quotidiennement des tonnes d’ordures. Deux tiers - un tiers, selon le ratio habituel entre déchets industriels et commerciaux et déchets ménagers, à Nantes Métropole. Avec le ralentissement brutal de l’activité économique d’un côté et le confinement de quasiment 620 000 habitants de l’autre, la répartition se modifie néanmoins rapidement. Dans quelle mesure ? Impossible à dire pour le moment, mais « la collecte se recentre sur le ramassage des ordures ménagères pour des raisons sanitaires », affirme la Métropole.

Comme ailleurs, les conditions de travail des agents assurant la collecte interrogent. « Nous sommes des bons petits soldats qui travaillons dans une ambiance poubelle pleine de bactéries et de potentielle épidémie du Coronavirus. Et la seule protection qu'on nous a donnée pour l’instant, c’est une lingette, s’insurge un agent dans Presse-Océan. On a l’impression d’aller travailler à poil. »

Techniquement le ramassage des bacs et des Tri’Sacs jaunes, qui concerne huit Nantais sur dix, est totalement arrêté depuis dix jours. Les déchetteries, éco-points et autres composteurs collectifs sont fermés. La raison ? « On a pas de problème avec la collecte mais avec ce qui se passe après. Partout en France, les usines qui trient ont fermé, une discussion nationale est en cours », répondait vendredi dernier Johanna Rolland à Mediacités. Le site de traitement des déchets recyclables Veolia Arc en ciel de Couëron est à l’arrêt. Pour « garantir la santé et la sécurité de nos collaborateurs », nous indique la direction régionale du groupe.          

En attendant, le four Alcéa installé du côté de la Prairie aux Mauves, à l’est de Nantes, fonctionne lui « normalement. Avec des mesures pour protéger la santé de nos salariés, précise son directeur Nicolas Rupp. On reçoit la même quantité de déchets qu’auparavant pour l’instant. On a cependant arrêté la séparation des Tri’Sacs et tout est incinéré, sacs jaunes et bleus ». Il y a à peine deux semaines, quand la campagne électorale battait encore son plein, une telle nouvelle aurait provoqué un tollé...

 

Confinement oblige, la totalité des interviews de cette enquête ont été réalisées par téléphone ou, plus rarement, par courriel. Merci à ceux qui ont accepté (et ils sont très largement majoritaires, il faut le souligner) de répondre à nos questions, élus et fonctionnaires en tête. Remerciements tous particuliers au directeur général des services Olivier Parcot, qui nous a accordé 45 minutes, dans une période aussi chamboulée.

Thibault Dumas  et  Antony Torzec
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.