Municipales : la droite nantaise est-elle condamnée à perdre éternellement ?

Emmenée par Laurence Garnier, la droite vient d'enchaîner une sixième défaite consécutive aux élections municipales à Nantes. Et plutôt dans les grandes largeurs. Idées, casting, héritage politique, sociologie électorale. Exploration des raisons pour lesquelles Nantes est devenue pour la droite une “terre de mission”.

Affiches electorales de Johanna Rolland et Laurence Garnier, en 2020 (c) Thibault Dumas
1 et 2… Les numéros attribués par tirage au sort à Johanna Rolland et Laurence Garnier pour les panneaux électoraux. / Photo : Thibault Dumas

«Laurence ! Laurence ! Laurence ! » ; « Bravooo ! ». Sous les vivats d’une trentaine de colistiers et de militants, la tête de liste LR, fait son entrée dans l’arrière-salle d’un chic café de la place Aristide-Briand. Les mines sont satisfaites et l’ambiance détendue. Laurence Garnier vient de rassembler… 27,61 % des suffrages, soit 32 points de moins que la maire sortante (PS) Johanna Rolland. La défaite en chantant, en somme ! « 30 ans, ça suffit » affirmaient les bandeaux - d'un rouge aussi vif que désespéré - collés par les militants au dessus des affiches de la maire sortante. Apparemment non : en 2026, quand s’achèvera la mandat tout juste entamé, la droite aura passé 37 ans à randonner dans l’opposition le sac à dos alourdi par six nettes défaites.

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Publié le

Temps de lecture : 14 minutes

Par Thibault Dumas et Antony Torzec