Janvier 2018, le gouvernement enterre définitivement le projet d'aéroport de Notre-Dame-des Landes. L'incertitude qui planait depuis deux décennies sur l'avenir du village est levée. Il connait désormais un impressionnant boom immobilier. Six permis de construire seulement avaient été délivrés par la commune en 2018, ce qui correspondait à la moyenne des années passées. En 2019, on est monté à 44. Sept fois plus. Les prix flambent. « Une maison individuelle de 100 mètres carrés avec un terrain, dans le bourg, a pris 50 000 euros depuis qu'on sait que l'aéroport ne se fera pas », estime Jean-Paul Naud, maire de Notre-Dame-des-Landes depuis 2008, réélu le 15 mars dernier, dès le premier tour.

Agent immobilier sur la commune, Céline Le Lons fait le même constat. « Les acquéreurs fuyaient la zone, ils reviennent. Les maisons ont pris 20% depuis octobre 2018. Les propriétaires sont ravis. Notre Dame-des-landes rejoint la dynamique de Heric et de Vigneux-de-Bretagne, cette zone rurale en bordure nord de la métropole, où on trouve ce qui n'existe plus lorsque l'on se rapproche de Nantes, des maisons de 120 mètres carrés avec 2000 mètres carrés de terrain, pour 230 000 euros à 260 000 euros ». En deux ans (2018 et 2019), la construction de 134 logements a été autorisée à Heric et 110 à Vigneux. Par comparaison, ces villages de quelques 6000 habitants construisent autant que Châteaubriant, pourtant deux fois plus peuplée ! Cette commune paisible, à 70 kilomètres au nord de Nantes, délivre une soixantaine de permis de construire chaque année, ce qui correspond au rythme normal de renouvellement de l'habitat, pour une population stable ou en légère hausse.
Pression foncière : au tour de Notre-Dame-des Landes et des communes alentours
« On ne sait pas très bien d'où viennent ceux qui s'installent à Vigneux, mais il y a parmi eux beaucoup de jeunes parents, sans doute des ex-Nantais qui cherchent de la place », renchérit Vincent Plassard, tout nouveau maire de la commune. Il a inscrit à son programme l'agrandissement de l'école publique. Un souci que beaucoup de maires ruraux souhaiteraient partager, alors qu'ils se . . .

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