Paridis 21 : les coulisses du jackpot de Pierre Chartier, le « baron » des Leclerc nantais

Présenté par Nantes Métropole comme une opération de renouvellement urbain, le projet d’extension du centre commercial Paridis est surtout une belle opération financière pour son propriétaire, Pierre Chartier. Malgré les promesses des élus de soutenir les magasins de proximité, le patron d’Atlantis et de Paridis renforce son emprise sur le commerce nantais.

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L’extension du centre commercial Paridis 21 à Nantes représente une véritable aubaine pour Pierre Chartier, le patron des centres commerciaux Atlantis et Paridis. / Illustration : Pierre Leibovici (montage)

En juillet 2020, le glas semblait sonner pour les zones commerciales situées en périphérie des grandes villes. En conclusion de la Convention citoyenne pour le climat, Emmanuel Macron lui-même se posait en pourfendeur des centres commerciaux. « Nos concitoyens ne veulent plus de nouvelles grandes surfaces en périphérie. Ils veulent retrouver des commerces de centre-ville », lançait alors le président de la République.

Deux ans et une réélection plus tard, la montagne de bonnes intentions a accouché d’une souris, comme la plupart des recommandations de la Convention. Issue de ses travaux, la loi « Climat et résilience » d’août 2021 n’interdit en rien l’agrandissement de ces zones commerciales de périphérie nées dans les années 1980. Au bonheur des barons locaux de la grande distribution.

Dans l’agglomération nantaise, un projet commercial d’envergure illustre parfaitement cette volonté de développement souhaitée par les propriétaires des centres commerciaux : Paridis 21. Située au nord-est de Nantes, cette zone commerciale va purement et simplement doubler ses surfaces de vente dans les cinq prochaines années

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Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 14 minutes

Par Antony Torzec et Didier San Martin