Le secteur tertiaire nantais, mauvais élève de la sobriété énergétique

Du CHU à l’université, en passant par les transports, les commerces, les bureaux des entreprises ou ceux de l’administration, la crise énergétique fait aussi flamber les factures. La prise de conscience y est d'autant plus brutale que les marges de progression sont énormes.

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Vue aérienne du centre nantais depuis la tour de Bretagne. / Image : quentin sur Unsplash

Après avoir lu le premier volet de l’enquête de Mediacités consacrée à la sobriété énergétique à Nantes, vous savez à quel point la rénovation thermique des logements relève du défi. Pourtant, ce n’est rien à côté du chantier qui attend le secteur tertiaire. 

Tertiaire… Pour les fournisseurs de gaz et d’électricité, se retrouvent dans cet ensemble épars tout ce qui fait de Nantes une ville, et même l’une des plus grandes métropoles françaises. En vrac : les écoles et les centres commerciaux, les piscines et les entreprises de service, les transports et l’épicier en bas de chez vous, les bureaux de l’administration et ceux de votre banquier. 

https://www.mediacites.fr/enquete/nantes/2022/12/01/passoires-thermiques-lenorme-chantier-qui-attend-les-proprietaires-nantais/

Tous ces acteurs de la métropole de « service » partagent aujourd’hui un point commun : leur facture d’énergie explose. Le décret tertiaire, qui depuis 2018 oblige tous les gestionnaires de bâtiments de plus de 1 000 mètres carrés (à l’exception des lieux de culte) à améliorer leur performance énergétique, a conduit certains d’entre eux à anticiper. Mais c’est loin d’être le cas de tous. Plus récemment, le plan de sobriété élaboré par la Métropole de Nantes, qui impose 10 % d’économies à tous ses services, a un peu accéléré les choses. Voilà qui pourrait sauver l’hiver. Mais à moyen terme, c’est panique à bord.           

Administration, bureaux, commerces : 33 % de la consommation énergétique nantaise
Dans le détail des chiffres, les “services” de la métropole consomment 33% de l’énergie totale (gaz + électricité + réseaux de chaleur) dépensée dans la métropole. C’est moins que le secteur résidentiel (47 %), mais tout de même. La majeure partie provient de l’électricité (60 %) contre 32 % pour le gaz et 8 % pour les chaufferies urbaines. Le gaz et l'électricité vont principalement vers l’administration publique, les commerces et les transports, suivis de près par les activités de santé et l’enseignement, soit une définition assez simple de la métropole de 2022.           

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Publié le

Temps de lecture : 12 minutes

Par Julie Reux